1 août 2026
Le nouveau projet de loi « anti-ingérences » : un arsenal contre la parole en ligne, bien au-delà de l’étranger
31 juil. 2026
Le soft power israélien en France : celui dont on ne parle jamais
L'affaire Darmon : un soutien frontal à Tsahal
En mars 2024, une vidéo de Gérard Darmon en Israël a ravivé les tensions autour de ce sujet. L'acteur et chanteur y tient des propos d'un soutien explicite à l'armée israélienne :
« Vous êtes notre fierté, vous êtes notre honneur. Sans vous, on ne serait pas là Am Israël hai » ([source]).
Cette déclaration, rapportée comme une prise de position publique assumée, illustre le passage d'un soutien culturel diffus à une affirmation politique frontale, directement liée au conflit en cours.
Les Accords d’Abraham, le Sahara occidental et les leviers migratoires : réalités géopolitiques et spéculations
Le Sahara occidental reste un territoire contesté depuis le retrait espagnol de 1975. Le Maroc en contrôle l’essentiel, face au Front Polisario soutenu par l’Algérie. La majorité de la communauté internationale n’a pas suivi la reconnaissance américaine et israélienne ; beaucoup d’États s’en tiennent au processus onusien et à l’idée d’autodétermination, même si plusieurs pays européens (dont la France et l’Espagne depuis 2022) ont évolué vers un soutien au plan d’autonomie marocain de 2007, jugé « le plus sérieux, réaliste et crédible ».
30 juil. 2026
L'imposture Raphaël Glucksmann : moraliste à géométrie variable
Le ton est solennel, l’indignation apparente. Pourtant, ce texte révèle surtout un homme politique qui pratique l’indignation sélective avec un cynisme peu dissimulé.
Fedorova, ancienne directrice de RT France, chroniqueuse dans les médias du groupe Bolloré, est accusée par le gouvernement et par Glucksmann d’être un relais de la propagande russe. Glucksmann l’avait déjà qualifiée d’« agente russe » dès mai 2026, réclamant qu’on lui retire le micro et le titre de séjour. L’expulsion officialise ce qu’il demandait. Jusque-là, on pourrait y voir une position de principe contre les ingérences étrangères. Mais le principe s’arrête net dès que l’ingérence ne vient pas de Moscou.
La religion est politique par essence
Cette affirmation n’est pas une provocation gratuite. Elle découle d’un examen attentif des textes fondateurs, de l’histoire des prophètes et de la logique interne des religions monothéistes. Les prophètes n’ont jamais été de simples contemplatifs ou des moralistes abstraits. Ils ont professé des paroles contre les tyrans, contre les idoles, contre les systèmes polythéistes et les ordres injustes de leur temps. Leur action fut révolutionnaire. Jésus de Nazareth, figure centrale du christianisme, agit comme un militant politique au sens le plus profond du terme : il s’oppose au système, prêche un Royaume qui n’est pas de ce monde tout en transformant radicalement les rapports humains ici-bas. Le sionisme contemporain, dans sa dimension politique, exprime également cette tension inhérente au judaïsme. L’islam, de même, naît et se développe comme une réforme totale de la société. Vouloir séparer religion et politique revient, souvent, à diluer le message premier – ou du moins le message le plus urgent après l’affirmation de la croyance en Dieu – qui est celui de la conversion des comportements et de la refondation de l’ordre collectif.
SNCB, déportations et « Shoah business » : jusqu’où ira la culpabilisation générationnelle ?
Un rapport du CegeSoma a confirmé que la SNCB de l’époque a été payée par l’occupant allemand (environ 51 millions de francs belges d’alors) et que sa direction a fait preuve d’aveuglement. Mais 80 ans plus tard, transformer cela en action en justice contre les contribuables et les usagers d’aujourd’hui relève d’autre chose.
Rachel Touitou, le langage soutenu à la télé et le « bougnoule de merde » à la maison
Le mot n’est pas ambigu. « Bougnoule » est une injure raciste classique, visant les Maghrébins et plus largement les Arabes ou musulmans. L’ajouter de « de merde » ne laisse aucun doute sur l’intention. Ce n’est pas une analyse, ce n’est pas une description factuelle du suspect visible sur les images de surveillance. C’est une insulte purement ethnique et raciale, lâchée à chaud.
Les arguments sélectifs de Shannon Seban sur les exécutions en Iran : oubli des faits, double standard et propagande.
29 juil. 2026
Mona Jafarian : la « voix des Iraniennes » aux racines monarchistes
Née en septembre 1982 en Iran d’une mère kurde et d’un père perse industriel (usines de porcelaine et de peintures), elle quitte le pays à l’âge de 18 mois avec sa mère après l’arrivée au pouvoir de Khomeiny. Sa mère s’installe à Paris comme grossiste en tapis. Son père, lui, reste en Iran et poursuit ses affaires sous la République islamique. La famille fait régulièrement la navette.
Plus révélateur encore : son oncle paternel, Mahmoud Jafarian, occupait des postes de premier plan sous le Shah Mohammad Reza Pahlavi. Vice-président du parti unique Rastakhiz, directeur de la Radiotélévision nationale iranienne et, selon plusieurs sources (dont des témoignages d’anciens responsables), collaborateur de la SAVAK, la police politique du régime monarchique. Il fut exécuté en mars 1979 par le tribunal révolutionnaire de Sadegh Khalkhali.
Incendies en Gironde et projets solaires : déforestation « verte » ou simple coïncidence ?
Des projets qui nécessitent de raser de la forêt
Le plus emblématique reste Horizeo, porté par Engie et Neoen. Initialement prévu sur plus de 1 000 hectares de pins maritimes à Saucats, le projet a été ramené à environ 680-800 hectares. Il vise une puissance de 800 à 820 MW et un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros. Des associations et des élus locaux dénoncent depuis des années le paradoxe : détruire une forêt pour produire de l’énergie « verte ». La loi d’accélération des énergies renouvelables de 2023 a d’ailleurs fortement limité les défrichements de plus de 25 hectares, plaçant Horizeo dans une situation juridique délicate. Le dossier bute aussi sur l’objectif de « zéro artificialisation nette ».









