Les faits, jugés sur deux jours d’audience, se sont déroulés entre janvier et mars 2024 à Nogent-sur-Vernisson, dans le Loiret. Le mode opératoire était répété : via le site de discussions anonymes Coco.gg (fermé depuis juin 2024), de faux rendez-vous intimes étaient fixés. Une quarantaine d’hommes se présentaient. Ils étaient alors agressés, parfois à coups de barres de fer ou d’objets contondants, puis dépouillés de leurs effets personnels.
4 août 2026
Affaire GabMorrison : quand la justice privée s’impose face à un système perçu comme inerte
La France doit cesser ses ingérences en Iran et ouvrir la voie à une paix immédiate
Cette mise au point n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans une longue série d’actions où Paris, au nom de principes universels proclamés, cherche à peser sur les choix politiques, sociaux et culturels d’un État souverain. Soutenir la « société civile » devient le label commode d’une diplomatie d’influence qui ignore la Convention de Vienne de 1961 et le principe fondamental de non-ingérence. Quand deux diplomates français sont interpellés après des contacts jugés incompatibles avec leur statut, Téhéran rappelle simplement les règles : un diplomate n’est pas un agent politique libre d’agir dans le pays d’accueil comme sur un terrain de manœuvre.
Du point de vue d’une ligne indépendante, cette affaire révèle une constante. Les puissances occidentales, France en tête, continuent de traiter certaines nations comme des espaces ouverts à leur tutelle morale et politique. L’Iran, pays millénaire, détenteur d’une civilisation propre et d’une volonté affirmée de décider de son destin, refuse ce statut. Exiger des excuses et l’arrêt des ingérences n’est pas de l’agressivité ; c’est la défense élémentaire de la souveraineté. Aucun État digne de ce nom n’accepterait que des agents étrangers organisent, sous couvert diplomatique, des réseaux d’influence sur son territoire.
Rachel Khan fait son alya : le rêve d’enfance et les angles morts
Rachel Khan est née à Tours d’un père gambien et d’une mère française d’origine juive ashkénaze polonaise. Elle se définit elle-même comme « Afro-Yiddish ». Métisse, elle a longtemps critiqué en France les assignations identitaires et la pensée décoloniale, au nom d’un universalisme qu’elle revendique.
C’est précisément ce point qui rend le choix digne d’attention. En mars 2018, le grand rabbin sépharade d’Israël, Yitzhak Yosef, alors en fonction, a provoqué un scandale international. Dans un sermon, en commentant une bénédiction talmudique relative aux « créatures différentes », il a utilisé à plusieurs reprises le terme hébreu kushi— aujourd’hui considéré comme péjoratif pour désigner les personnes noires — et a comparé un enfant noir né de parents blancs à un « singe ». Les propos, filmés et diffusés, ont été largement relayés. L’Anti-Defamation League les a qualifiés d’« inacceptables ». Le bureau du rabbin a invoqué une référence talmudique. La polémique n’en a pas été éteinte.
Quand l’État français abdique sa souveraineté judiciaire au profit d’une définition importée
Raphaël Glucksmann ou la déstabilisation d’un non-candidat au charisme de pneu crevé
2 août 2026
Le basculement de l’extrême droite française face à Israël
L’extrême droite, elle, a historiquement été bien plus ambivalente, souvent critique d’Israël, parfois ouvertement pro-palestinienne et anti-impérialiste. C’est ce contraste, et le renversement opéré depuis une quinzaine d’années, qu’il faut clairement exposer.
La droite classique : une continuité soft sioniste
Lawrence d’Arabie et Gertrude Bell : aventuriers au service de la géopolitique britannique
Comment la droite nationale a troqué la lutte contre l’islam à celle contre l’impérialisme atlantiste
Aujourd’hui, ce fil a été rompu. La résistance authentique – celle qui ne transige pas – a été méthodiquement étouffée. À sa place s’est installée une droite largement inféodée au sionisme et à l’État d’Israël, tandis que l’antisionisme a migré vers une gauche radicale prisonnière de ses propres contradictions. Entre les deux, l’espace de la souveraineté nationale réelle s’est rétréci jusqu’à devenir marginal.
1 août 2026
Le nouveau projet de loi « anti-ingérences » : un arsenal contre la parole en ligne, bien au-delà de l’étranger
31 juil. 2026
Le soft power israélien en France : celui dont on ne parle jamais
L'affaire Darmon : un soutien frontal à Tsahal
En mars 2024, une vidéo de Gérard Darmon en Israël a ravivé les tensions autour de ce sujet. L'acteur et chanteur y tient des propos d'un soutien explicite à l'armée israélienne :
« Vous êtes notre fierté, vous êtes notre honneur. Sans vous, on ne serait pas là Am Israël hai » ([source]).
Cette déclaration, rapportée comme une prise de position publique assumée, illustre le passage d'un soutien culturel diffus à une affirmation politique frontale, directement liée au conflit en cours.









