Des informations circulent depuis hier. Rachel Khan, essayiste, juriste et figure médiatique française, confirmerait son installation en Israël. Selon ces éléments, elle aurait déclaré que c’était « ce qu’elle voulait faire depuis toute petite ». Si la confirmation officielle et détaillée reste encore à stabiliser dans les sources publiques, le geste s’inscrit dans une trajectoire déjà clairement affichée : soutiens répétés à Israël, voyages, engagements associatifs.
Rachel Khan est née à Tours d’un père gambien et d’une mère française d’origine juive ashkénaze polonaise. Elle se définit elle-même comme « Afro-Yiddish ». Métisse, elle a longtemps critiqué en France les assignations identitaires et la pensée décoloniale, au nom d’un universalisme qu’elle revendique.
C’est précisément ce point qui rend le choix digne d’attention. En mars 2018, le grand rabbin sépharade d’Israël, Yitzhak Yosef, alors en fonction, a provoqué un scandale international. Dans un sermon, en commentant une bénédiction talmudique relative aux « créatures différentes », il a utilisé à plusieurs reprises le terme hébreu kushi— aujourd’hui considéré comme péjoratif pour désigner les personnes noires — et a comparé un enfant noir né de parents blancs à un « singe ». Les propos, filmés et diffusés, ont été largement relayés. L’Anti-Defamation League les a qualifiés d’« inacceptables ». Le bureau du rabbin a invoqué une référence talmudique. La polémique n’en a pas été éteinte.