Des navires transitant sous protection américaine ont tenté de franchir le détroit sans se conformer aux procédures imposées par l’Iran. Téhéran a répondu par des tirs de sommation et des frappes sur plusieurs bâtiments. Washington a aussitôt qualifié ces actions de « violation flagrante » du cessez-le-feu et a ordonné des frappes massives : plus de 80 cibles iraniennes touchées en une seule vague — systèmes de défense aérienne, radars côtiers, capacités antinavires, dépôts de drones et embarcations des Gardiens de la Révolution. L’escalade s’est ensuite enchaînée de manière mécanique : ripostes iraniennes contre des bases américaines dans le Golfe, nouvelles frappes américaines, blocages réciproques du trafic maritime.
26 juil. 2026
Ormuz, le prétexte et la logique de l’escalade
Franc-maçonnerie et représentation nationale : le cas Mélenchon et la question de l’incompatibilité
Le grand basculement : comment l'antisionisme a changé de camp en vingt ans
Aujourd’hui, les données de la CNCDH et les observations de terrain montrent un renversement frappant. Les accusations d'antisémitisme traditionnelles progressent nettement chez les sympathisants de l’extrême gauche (notamment LFI), tandis qu’ils reculent relativement à l’extrême droite. Pour la première fois, les niveaux d’adhésion à certains classiques se rejoignent entre les deux extrêmes. Dans le même temps, une partie de la droite nationaliste et identitaire est devenue l’un des soutiens les plus bruyants d’Israël. Comment un tel basculement a-t-il pu se produire en seulement deux décennies ?
Mahammad Mehdizade, le Chalghoumi du chiisme : un imam sorti de nulle part au service des intérêts atlantistes
Dans le paysage médiatique français, certaines figures émergent avec une rapidité suspecte. Après Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy devenu l’interlocuteur privilégié des plateaux de droite et des cercles pro-israéliens, voici son pendant chiite : le sheikh Mahammad Mehdizade. Originaire d’Azerbaïdjan, cet homme au turban soigneusement ajusté et à la barbe impeccable multiplie depuis début 2026 les apparitions sur CNews, i24NEWS et Radio J. Son discours est parfaitement calibré : dénonciation hystérique du régime iranien, soutien indéfectible à Israël, attaques contre La France insoumise accusée de « manipuler les musulmans », et rhétorique anti-islamiste empruntée aux éléments de langage de l’extrême droite.Pourtant, personne ne le connaît vraiment. Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France et figure du CFCM, l’a dit sans détour : « Personne dans notre organisation ne le connaît. […] Il est inconnu de tous. On ne sait pas s’il est attaché à une mosquée. » Aucune grande fédération musulmane française ne le revendique. Aucune institution religieuse chiite reconnue en Iran, en Irak ou au Liban ne semble le présenter comme un de ses anciens étudiants. Sa seule trace administrative en France ? Une micro-entreprise de traduction créée le 1er novembre 2024… et fermée le lendemain.
Barbara Butch, ou l’art de la sureprésentation médiatique sans public
Incendies de forêt en France : sécheresse, dépassement des services et questions qui dérangent
Le Venezuela accueille les militaires de Tsahal : la trahison de Delcy Rodríguez
Ces officiers de l’armée israélienne, présentés officiellement comme une « mission humanitaire » après les séismes de juin, ont été accueillis en grande pompe. Delcy Rodríguez les a remerciés, a validé leur plan de « reconstruction » et a prolongé leur présence. Les images sont là : l’héritière autoproclamée de Chávez pose avec des soldats israéliens, alors que le Venezuela avait rompu tout lien diplomatique avec Israël depuis 2009, sous l’impulsion d’Hugo Chávez lui-même.
21 juil. 2026
« La manipulation antiraciste » : pourquoi un article de 2011 explose en 2026
Ce retour inattendu n’est pas le fruit du hasard. Il révèle à quel point les questions soulevées en novembre 2011 restent brûlantes en 2026.
Un texte visionnaire ?
À l’époque, l’article dénonçait déjà les dérives d’un antiracisme instrumentalisé, transformé en outil politique pour faire taire les critiques, diviser les mouvements populaires ou servir des agendas géopolitiques. Douze ans plus tard, ce constat semble plus actuel que jamais.
En 2026, les débats autour de l’antiracisme, de l’antisémitisme et de l’islamophobie sont au cœur de l’actualité :
- La guerre à Gaza et au sud du Liban a exacerbé les tensions.
- Les accusations d’antisémitisme sont de plus en plus utilisées pour disqualifier toute critique de la politique israélienne et même française (attaques visant LFI l'accusant d'antisémitisme).
Procès de Shahin Hazamy à Bobigny (juillet 2026) : gel des comptes bancaires et questions sur la liberté d’expression
Le déroulement du procès
Shahin Hazamy était poursuivi pour des faits liés à ses prises de position publiques, notamment sur la Palestine, le Liban ou l’Axe de la Résistance. Les débats ont porté sur la qualification des propos tenus, la frontière entre militantisme et incitation à la haine, et le contexte géopolitique dans lequel ils s’inscrivent.
Pour la défense, ce procès s’inscrit dans une tendance plus large de criminalisation des voix propalestiniennes. Pour l’accusation, il s’agissait de sanctionner des agissements contraires à l’ordre public. Le tribunal a rendu son jugement dans un climat déjà tendu par les événements au Moyen-Orient.
Le gel des comptes bancaires : une sanction lourde
Au-delà de la procédure pénale, l’affaire Hazamy est marquée par une mesure particulièrement intrusive : le gel de ses comptes bancaires. Cette décision administrative, souvent justifiée par des motifs de lutte contre le terrorisme ou le blanchiment, prive l’intéressé de tout accès à ses ressources financières.
Sud-Liban : l’invasion israélienne se poursuit dans l’indifférence médiatique
Une invasion qui s’enlise
Depuis plusieurs mois, l’armée israélienne mène des opérations militaires d’envergure au sud du Liban. Bombardements intensifs, incursions terrestres, destructions de villages et de infrastructures : la stratégie vise à affaiblir le Hezbollah, mais aussi à créer une zone tampon. Les civils libanais sont les premières victimes de cette escalade, avec des dizaines de milliers de déplacés et un bilan humain qui ne cesse de s’alourdir.








