Ces années ne furent pas seulement géopolitiques. Glucksmann épousa Eka Zguladze, alors première vice-ministre de l’Intérieur de Géorgie, réformatrice de la police sous Saakashvili. Ils eurent un fils. Après 2012, Zguladze devint vice-ministre de l’Intérieur en Ukraine. Le couple divorça vers 2014. Glucksmann revint sur la scène française, s’allia à Léa Salamé, et se reconvertit en défenseur moral de l’Europe et de l’atlantisme.
Il n’a ni machine électorale solide, ni projet concret pour la France. Place publique reste une structure dépendante. Son discours se résume à des formules sur la Russie, l’Europe et les valeurs. Rien de tangible sur la désindustrialisation, la dette, les frontières, l’autorité ou la fracture territoriale. Il recycle un macronisme de gauche, plus moralisateur, tout aussi déconnecté.
Se présenter comme cible des services russes sur la base d’un vieux document est le symptôme d’un ego qui se croit central. Le système qu’il défend est mort : l’européisme abstrait, l’atlantisme de salon, le progressisme sans projet social. Glucksmann en est le parfait symptôme. Brillant, médiatique, héritier, mais incapable de produire autre chose que du bruit.
Dans un pays qui a besoin de décisions dures, il propose des émotions. Le laisser parler suffit. Le vide apparaît tout seul. Quelle perte de temps.
La rédaction du National Émancipé

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