Une nouvelle fois, les médias occidentaux et les ONG habituelles s’enflamment. Une Iranienne aurait été condamnée à 74 coups de fouet. Le chiffre est précis, presque trop. Il choque, il est calibré pour émouvoir. Pourtant, à l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun document officiel iranien, aucune sentence judiciaire authentifiée, aucun jugement publié n’a été rendu public par les autorités iraniennes. Pas de nom complet vérifiable, pas de tribunal identifié, pas de procédure transparente. Rien.
Nous sommes face à une information qui repose exclusivement sur des sources secondaires : témoignages anonymes, relais d’opposants en exil et communiqués d’ONG occidentales. Dans un pays sous pression maximale, où chaque incident est scruté à la loupe par les services de renseignement américains, israéliens et européens, cette opacité totale devrait