29 juin 2026

La Franc-Maçonnerie incompatible avec la Magistrature : L’Avis Explosif du Collège de Déontologie

C’est un avis passé relativement inaperçu, mais qui constitue une véritable bombe dans le monde judiciaire. Le 9 juin 2026, le Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire a rendu un avis très clair sur la compatibilité entre l’appartenance à la franc-maçonnerie et l’exercice de la fonction de magistrat.

Dans cet avis (n° 2026-27), le Collège estime que : « L’appartenance à la franc-maçonnerie est incompatible avec les obligations déontologiques qui pèsent sur tout magistrat lorsque le serment prêté induit une allégeance ou une solidarité prioritaire. À défaut, elle suscite des réserves importantes et appelle la plus grande vigilance du magistrat au regard du respect, dans l’apparence comme dans la réalité, des principes d’indépendance, d’impartialité et de neutralité. »

Le Collège met en avant deux problèmes majeurs :

- Le secret maçonnique et le fonctionnement interne des loges, qui peuvent créer des conflits d’intérêts ou des apparences de partialité.

- Le serment d’allégeance, d’obéissance ou de solidarité prioritaire prêté en loge, qui entre potentiellement en contradiction avec le serment judiciaire de loyauté exclusive envers la loi et la République.

Cet avis est d’autant plus remarquable qu’il émane d’une instance interne à la magistrature elle-même. Il souligne que, même sans allégeance formelle, l’appartenance à la franc-maçonnerie impose « la plus grande vigilance » pour préserver l’indépendance et l’impartialité, y compris dans leur apparence.

Une Contradiction Extraordinaire

Cet avis pose une question gênante : comment se fait-il que, malgré cette incompatibilité déontologique clairement établie, un nombre significatif de magistrats soient encore affiliés à des loges maçonniques ? Le contraste est saisissant entre les principes énoncés et la réalité des réseaux d’influence au sein de la justice française.

Dans une justice qui doit être irréprochable, transparente et impartiale, la présence de réseaux occultes basés sur le secret et la solidarité sélective pose un problème démocratique majeur. Un magistrat ne peut pas être à la fois juge impartial et membre d’une fraternité qui exige loyauté et discrétion entre ses membres.

Le Collège de déontologie a eu le courage de poser les termes du débat. Reste maintenant à voir si les instances judiciaires et politiques auront le courage d’en tirer toutes les conséquences. La confiance des citoyens dans leur justice en dépend.

La France a besoin d’une justice indépendante, pas d’une justice de réseaux.

La Rédaction du National Emancipé

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