Un rapport du CegeSoma a confirmé que la SNCB de l’époque a été payée par l’occupant allemand (environ 51 millions de francs belges d’alors) et que sa direction a fait preuve d’aveuglement. Mais 80 ans plus tard, transformer cela en action en justice contre les contribuables et les usagers d’aujourd’hui relève d’autre chose.
Une dette sans fin ?
Les générations nées après 1945 n’ont commis aucun de ces crimes. Elles n’ont ni collabore, ni conduit les trains, ni voté les lois antisémites. Pourtant, on leur demande de payer. C’est le principe même de la culpabilisation générationnelle : on transfère la faute collective d’une époque sur des individus qui n’y étaient pour rien. Ce n’est plus de la justice, c’est de la transmission forcée d’une dette morale et financière.
La Belgique a déjà mis en place des mécanismes de réparation pour les spoliations. Des excuses ont été annoncées par la SNCB. Un « groupe de sages » a estimé qu’une indemnisation financière n’avait plus de sens huit décennies après les faits. La Fondation refuse et attaque. On retrouve ici le schéma déjà vu aux Pays-Bas et en France : une fois les survivants directs disparus ou très âgés, des structures associatives relancent des procédures pour obtenir de nouveaux fonds.
Le « Shoah business »
L’expression « Shoah business », popularisée notamment par le politologue Norman Finkelstein, désigne précisément ce phénomène : l’instrumentalisation de la mémoire de l’Holocauste à des fins financières, politiques ou de pression morale permanente. C’est constater que la mémoire peut être monnayée, et que certains acteurs ont intérêt à ce que le compteur ne s’arrête jamais.
Quand une fondation créée en 2024 assigne l’État et une entreprise publique en 2026 pour des actes de 1942-1944, on est en droit de se demander si l’objectif principal reste la mémoire ou s’il s’agit d’obtenir des millions d’euros d’indemnités. Les contribuables belges d’aujourd’hui n’ont pas à financer indéfiniment les conséquences de crimes commis sous l’Occupation. C’est un racket moral déguisé en devoir de mémoire.
Où s’arrête-t-on ?
Si l’on accepte le principe, pourquoi s’arrêter aux trains ? Les administrations communales, les entreprises privées qui ont collaboré, les familles dont les aïeux ont profité des spoliations… tout peut devenir source de contentieux. La mémoire historique se transforme alors en industrie de la plainte. Et chaque nouvelle génération se retrouve tenue pour responsable des actes de la précédente. Les businessman de la mémoire transforment cela en obligation perpétuelle de payer pour des crimes que l’on n’a pas commis. C’est injuste, c’est contre-productif, et cela finit par prouver que l'histoire de la shoah est largement instrumentalisée en l'utilisant a des fins politiques et à pour des transactions financière.
La Rédaction du National Émancipé

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