Ce n’est pas un hasard. Après les Tables Rondes qui servent d’antichambre pour former les jeunes élites, après l’avis du Collège de déontologie des magistrats qui juge l’appartenance maçonnique incompatible avec l’impartialité judiciaire, nous constatons le même schéma dans la police : des réseaux discrets, une solidarité sélective, un entre-soi qui favorise les carrières de ceux qui acceptent d’y entrer.
La franc-maçonnerie offre aux policiers ambitieux ce qu’aucun syndicat ou formation classique ne peut leur garantir : des contacts transversaux (politique, justice, médias, entreprises), une protection mutuelle et une idéologie commune qui facilite les promotions dans les sphères les plus sensibles (renseignements, direction centrale, préfectorale).
C’est exactement le même mécanisme que l’on observe ailleurs :
- Les Tables Rondes préparent les jeunes talents.
- Les loges maçonniques consolident les réseaux chez les adultes influents.
- Le résultat ? Une caste qui contrôle une partie significative des leviers répressifs et judiciaires de l’État.
Une Contradiction Démocratique
Cet état de fait pose un problème majeur de démocratie. Comment un policier ou un commissaire peut-il rester pleinement impartial lorsqu’il appartient à une fraternité qui exige discrétion et solidarité entre ses membres ? Le secret maçonnique et le serment d’allégeance ne risquent-ils pas d’entrer en conflit avec le serment de fidélité à la loi et à la République ?
L’avis récent du Collège de déontologie des magistrats le rappelait avec force : le secret et la solidarité prioritaire sont incompatibles avec l’exigence d’impartialité. Ce qui vaut pour les juges vaut tout autant pour les hauts responsables policiers, qui exercent un pouvoir tout aussi sensible sur les libertés individuelles.
La franc-maçonnerie n’est pas interdite. Mais lorsqu’elle devient un accélérateur de carrière presque incontournable pour diriger la police nationale, on sort du domaine de la simple liberté d’association pour entrer dans celui de l’influence structurelle sur l’appareil d’État.
Vers une République des Réseaux ou une République du Peuple ?
Du Collège de déontologie à la police en passant par les Tables Rondes, le constat est le même : une partie de l’élite administrative, judiciaire et répressive française est structurée par des réseaux opaques, majoritairement maçonniques, qui promeuvent une vision laïque, universaliste et souvent déconnectée des préoccupations populaires.
Le peuple a le droit de savoir qui dirige réellement les institutions qui exercent l’autorité en son nom. La transparence sur ces appartenances n’est pas une chasse aux sorcières, mais une exigence démocratique élémentaire.
Tant que la franc-maçonnerie restera ce « passage obligé » pour accéder aux plus hautes responsabilités dans la police comme ailleurs, la République restera une façade. Il est temps d’exiger une vraie indépendance des forces de l’ordre et de la justice vis-à-vis de tous les réseaux occultes.
Le National Émancipé continuera à documenter cette réalité. La souveraineté du peuple passe aussi par là.

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