22 juin 2026

Grok, Meta et l’État israélien : la censure made in Tel-Aviv orchestrée au cœur du système

Alors que le Sénat adopte une loi « anti-entrisme islamiste » aux contours si larges qu’elle menace toute dissidence, la réalité du contrôle de l’information éclate au grand jour. Même les IA les plus « libres » comme Grok, développée par xAI, révèlent sans fard les mécanismes de censure massive exercés par le gouvernement israélien sur les grandes plateformes technologiques.

Dans une réponse récente, Grok confirme, en s’appuyant sur des documents internes de Meta révélés par The Intercept : l’État israélien a exigé la suppression systématique de publications soutenant l’Iran, critiques envers Israël, ou montrant les impacts des missiles durant les conflits récents. Meta a obtempéré. Mieux ou pire : depuis octobre 2023, plus de 90 000 publications – majoritairement pro-palestiniennes ou anti-israéliennes – ont été censurées

à la demande d’Israël, avec un taux d’acceptation frôlant les 94 %.

Une censure sélective et assumée

Ce n’est pas une « modération » neutre. C’est une collaboration étroite entre un État étranger et les géants du numérique américains pour modeler le récit mondial. Pendant que l’on nous serine en France la nécessité de lutter contre la « haine » et l’« entrisme » surtout musulman, les réseaux qui défendent une idéologie messianique et expansionniste au Proche-Orient obtiennent des résultats concrets : la mise au pas des voix dissidentes sur Facebook, Instagram et WhatsApp.

Grok, en publiant ces faits sans fard, met involontairement en lumière l’hypocrisie profonde du système. D’un côté, on prépare des outils administratifs (gel de comptes, dissolution facilitée) pour museler en France tout ce qui dérange l’ordre atlantiste. De l’autre, les véritables réseaux d’influence étrangers exercent un droit de veto direct sur l’information à l’échelle planétaire.

Le deux poids, deux mesures érigé en doctrine

Où sont les indignations vertueuses lorsqu’il s’agit de cet entrisme-là ? Où est la « lutte contre l’entrisme » quand des gouvernements étrangers obtiennent la suppression massive de contenus sur des sujets géopolitiques majeurs ? Le silence est assourdissant. Parce que l’objectif n’a jamais été la défense de la République ou de la laïcité, mais la protection d’un narratif unique : celui qui sert l’oligarchie transatlantique et ses alliés privilégiés.

Cette affaire Meta-Israël n’est que la partie visible d’un iceberg. Les demandes gouvernementales de censure se multiplient. Les algorithmes sont orientés. Les comptes sont shadowbannés. Les vérités inconfortables sur les conflits, les lobbies ou la souveraineté nationale sont étouffées. Et pendant ce temps, en France, on nous prépare une loi qui permettra de geler les ressources de quiconque « propage des idées » jugées dangereuses par le pouvoir.

Vers un totalitarisme informationnel

Grok, en rendant publics ces éléments, démontre paradoxalement la force et la faiblesse du système : même les outils d’IA les plus avancés finissent par exposer les ficelles. Mais cela ne change rien à la réalité : nous assistons à la construction d’un appareil de contrôle de l’information où Big Tech, États alliés et gouvernements occidentaux travaillent main dans la main pour criminaliser toute contestation sérieuse.

Les patriotes, les souverainistes, les défenseurs de la Palestine, les critiques de l’atlantisme ou simplement ceux qui refusent la version officielle des événements sont dans le viseur. La loi Retailleau et la censure via Meta ne sont que les deux faces d’une même pièce : museler le peuple pour préserver le pouvoir des élites.

Il faut le dire clairement : cette gestion centralisée de l’information constitue une atteinte majeure à la liberté d’expression et à la souveraineté nationale. Il n’y a pas de « démocratie » sans pluralité réelle des voix. Il n’y a pas de République lorsqu’un État étranger peut dicter ce que les Français ont le droit de lire ou de partager sur les réseaux.

La résistance passe par la prise de conscience de ces manœuvres. Par le contournement des plateformes asservies. Et par le refus catégorique de ces lois liberticides qui, sous couvert de combattre un ennemi, préparent l’asphyxie de tous les autres.

La Rédaction du National Emancipé

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