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8 juin 2026

Deux poids, deux mesures : Quand la justice réprime les citoyens et ménage les criminels

Au lendemain des révélations entourant le traitement judiciaire scandaleux de l'affaire de la petite Lianna — où le suspect principal n'a même pas fait l'objet d'une audition élémentaire —, la rhétorique officielle s'est immédiatement déployée sur les plateaux de télévision. Le verdict des experts du système est unanime : l'impunité découlerait de « dysfonctionnements systémiques » et d'un « engorgement chronique » des tribunaux. 

Pourtant, l’observation pragmatique de l'appareil d'État contredit formellement cette thèse de la fatalité bureaucratique. La machine judiciaire française ne manque ni de temps, ni de moyens, ni d'effectifs lorsqu'il s'agit de traquer, d'auditionner et de condamner le citoyen ordinaire, le militant souverainiste ou la mère de famille protectrice. L'encombrement des rôles s'efface subitement dès lors que le pouvoir cherche à imposer ses procédures bâillons.

L'actualité des tribunaux bretons en offre une illustration dramatique ce mardi 9 juin au tribunal de grande instance de Saint-Brieuc. Une mère de famille y attend un délibéré d'une violence inouïe : le procureur de la République a requis à son encontre vingt-quatre mois de prison, dont douze mois fermes. Son crime ? Avoir dénoncé publiquement en 2018 l'agression sexuelle subie par sa fille, alors placée sous la responsabilité d'un foyer de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE). 

Poursuivie pour une prétendue « diffamation », cette mère subit les foudres de ce que les observateurs qualifient désormais de secte républicaine, un système où l'institution préfère briser le parent coupable d'avoir rompu le silence plutôt que d'assumer ses défaillances. L'ironie macabre de ce dossier réside dans le fait que la justice a, entre-temps, formellement reconnu la matérialité de l'agression, acté la fermeture du foyer défaillant et accordé une indemnisation dérisoire à la victime. Malgré cette reconnaissance des faits, la mécanique punitive de l'État s'acharne sur celle qui a osé remuer la boue de l'institution.

Ce cas est loin d'être isolé. À Sarcelles, une autre mère de famille, Linda, subit un harcèlement judiciaire d'une régularité métronomique pour ses prises de parole et ses vidéos. Par deux fois, les forces de l'ordre ont été mobilisées dès 6 heures du matin pour l'arracher à son domicile en vue de gardes à vue d'intimidation. 

En l'espace d'une seule année, Linda cumule pas moins de cinq procédures judiciaires distinctes. Cette célérité policière et cette disponibilité des magistrats interrogent l'opinion : comment expliquer que les forces de l'ordre disposent de cellules disponibles et de temps d'enquête pour des mères courage ou des agriculteurs en détresse, alors que les réseaux pédocriminels bénéficient de classements sans suite ou de lenteurs procédurales coupables ?

La réalité politique globale montre que l'engorgement des tribunaux est une fiction géopolitique à géométrie variable. Pour traquer les opposants politiques, les militants anti-sionistes qui dénoncent la politique de l'État d'Israël, ou même les créateurs de contenus satiriques, la justice républicaine tourne à plein régime. L'exemple de l'humoriste Normi sur l'application TikTok est à cet égard saisissant : pour une simple vidéo parodique mettant en scène l'exécutif devant une structure historique d'échafaud, cette citoyenne a été convoquée en gendarmerie le lendemain de sa publication et se retrouve renvoyée devant le tribunal le 25 juin, soit un délai de traitement inférieur à trois semaines.

Pendant que la dissidence numérique écope de 24 à 48 heures de garde à vue pour un simple tweet ou une formule satirique, les prédateurs sexuels récurrents échappent aux mailles d'un filet volontairement distendu. Pire encore, l'intelligentsia médiatique tente de normaliser le désastre moral en prétendant, par des statistiques fallacieuses, que la jeunesse française s'éduquerait massivement et volontairement via la pornographie numérique, préparant ainsi les esprits à une forme d'acceptation de la licence et des pires dérives. Au National Émancipé, nous récusons cette généralisation injurieuse qui cherche à déresponsabiliser l'État. Nos enfants ne sont pas les cobayes des théories de déconstruction sociétale. 

Le constat éditorial est implacable : l'appareil judiciaire contemporain n'est plus le garant de la sécurité des plus vulnérables ; il est devenu un outil de neutralisation politique du citoyen, protégeant l'ordre oligarchique au détriment de la protection de l'enfance et de la souveraineté populaire.

la rédaction du National Emancipé

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