Le comique, habitué aux persécutions judiciaires, affirme simplement avoir fêté un événement familial. Rien de plus. Mais pour le parquet et les parties civiles toujours promptes à se constituer, cette date ne peut être innocente. Il y aurait forcément un « message caché », une provocation, un sous-entendu inacceptable.
On ne fête plus un anniversaire : on commet un acte de résistance symbolique.Un procès d’intention pur et dur
Nous sommes entrés dans l’ère des procès d’intention. Peu importe ce que Dieudonné a réellement dit ou fait ce jour-là. L’important est ce que le pouvoir croit ou veut voir dans son geste. Une date familiale devient suspecte parce qu’elle coïncide avec l’anniversaire des attaques du 7 octobre 2023. Peu importe la réalité : le soupçon suffit.
C’est la logique du soupçon généralisé, de la délation institutionnalisée et de la criminalisation de la pensée. On ne juge plus des actes, on juge des symboles, des intentions supposées, des proximités idéologiques fantasmées. Un anniversaire devient un « délit d’opinion » déguisé.
Dieudonné paie depuis des années le prix de son insolence : il a osé railler le système, les lobbies, la mémoire officielle et le politiquement correct. En retour, on lui inflige harcèlement judiciaire permanent, interdictions de spectacle, saisies, amendes colossales et maintenant la prison pour un gâteau d’anniversaire.
La République des deux poids, deux mesures
Ce scandale prend une dimension particulièrement abjecte quand on le replace dans le contexte actuel. Au même moment :
- Des appels à la haine explicites contre telle ou telle communauté passent entre les mailles du filet.
- La censure massive sur les réseaux, orchestrée en partie par des États étrangers, est acceptée avec complaisance.
- La loi « anti-entrisme islamiste » prépare le terrain pour museler toute contestation sérieuse.
Mais qu’un humoriste dissident fête l’anniversaire de sa fille un jour « sensible », et c’est l’ire judiciaire qui s’abat. La France est devenue un pays où l’on peut être condamné non pour ce que l’on a fait, mais pour ce que l’on pourrait penser.
C’est la définition même de la chasse aux sorcières moderne : on traque non plus l’hérétique, mais le « déviant », le « complotiste », le « antisémite » autoproclamé par les associations militantes qui dictent la ligne rouge. Le parquet se transforme en bras armé de cette police de la pensée.
Quand l’anniversaire devient un crime
Que reste-t-il de la liberté d’expression dans ce pays ? Que reste-t-il de la sphère privée lorsque même les dates familiales sont scrutées à la loupe par des magistrats zélés et des parties civiles militantes ?
Dieudonné n’est pas un cas isolé. Il est l’emblème d’une répression qui s’abat sur tous ceux qui refusent de courber l’échine : humoristes, essayistes, militants, simples citoyens. Demain, ce sera un tweet, une blague, une date choisie pour un événement privé qui vous vaudra des ennuis.
Le National Émancipé dénonce avec la plus grande fermeté cette dérive totalitaire. Punir un père pour l’anniversaire de sa fille, c’est franchir un cap dans l’absurde tyrannique. C’est admettre que certaines dates sont interdites de célébration civile, que le calendrier officiel impose son monopole émotionnel et que la justice n’est plus neutre, mais militante.
La République ne protège plus ses citoyens : elle les traque.
La résistance à cette folie passe par le refus de cette logique inquisitoriale. Dieudonné, comme d’autres avant lui, paie le prix de sa liberté de parole. Nous ne les laisserons pas seuls face à cette machine judiciaire devenue folle.
La Rédaction du National Émancipé –

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire