4 août 2026
Quand l’État français abdique sa souveraineté judiciaire au profit d’une définition importée
Raphaël Glucksmann ou la déstabilisation d’un non-candidat au charisme de pneu crevé
2 août 2026
Le basculement de l’extrême droite française face à Israël
L’extrême droite, elle, a historiquement été bien plus ambivalente, souvent critique d’Israël, parfois ouvertement pro-palestinienne et anti-impérialiste. C’est ce contraste, et le renversement opéré depuis une quinzaine d’années, qu’il faut clairement exposer.
La droite classique : une continuité soft sioniste
Lawrence d’Arabie et Gertrude Bell : aventuriers au service de la géopolitique britannique
Comment la droite nationale a troqué la lutte contre l’islam à celle contre l’impérialisme atlantiste
Aujourd’hui, ce fil a été rompu. La résistance authentique – celle qui ne transige pas – a été méthodiquement étouffée. À sa place s’est installée une droite largement inféodée au sionisme et à l’État d’Israël, tandis que l’antisionisme a migré vers une gauche radicale prisonnière de ses propres contradictions. Entre les deux, l’espace de la souveraineté nationale réelle s’est rétréci jusqu’à devenir marginal.
1 août 2026
Le nouveau projet de loi « anti-ingérences » : un arsenal contre la parole en ligne, bien au-delà de l’étranger
31 juil. 2026
Le soft power israélien en France : celui dont on ne parle jamais
L'affaire Darmon : un soutien frontal à Tsahal
En mars 2024, une vidéo de Gérard Darmon en Israël a ravivé les tensions autour de ce sujet. L'acteur et chanteur y tient des propos d'un soutien explicite à l'armée israélienne :
« Vous êtes notre fierté, vous êtes notre honneur. Sans vous, on ne serait pas là Am Israël hai » ([source]).
Cette déclaration, rapportée comme une prise de position publique assumée, illustre le passage d'un soutien culturel diffus à une affirmation politique frontale, directement liée au conflit en cours.
Les Accords d’Abraham, le Sahara occidental et les leviers migratoires : réalités géopolitiques et spéculations
Le Sahara occidental reste un territoire contesté depuis le retrait espagnol de 1975. Le Maroc en contrôle l’essentiel, face au Front Polisario soutenu par l’Algérie. La majorité de la communauté internationale n’a pas suivi la reconnaissance américaine et israélienne ; beaucoup d’États s’en tiennent au processus onusien et à l’idée d’autodétermination, même si plusieurs pays européens (dont la France et l’Espagne depuis 2022) ont évolué vers un soutien au plan d’autonomie marocain de 2007, jugé « le plus sérieux, réaliste et crédible ».
30 juil. 2026
L'imposture Raphaël Glucksmann : moraliste à géométrie variable
Le ton est solennel, l’indignation apparente. Pourtant, ce texte révèle surtout un homme politique qui pratique l’indignation sélective avec un cynisme peu dissimulé.
Fedorova, ancienne directrice de RT France, chroniqueuse dans les médias du groupe Bolloré, est accusée par le gouvernement et par Glucksmann d’être un relais de la propagande russe. Glucksmann l’avait déjà qualifiée d’« agente russe » dès mai 2026, réclamant qu’on lui retire le micro et le titre de séjour. L’expulsion officialise ce qu’il demandait. Jusque-là, on pourrait y voir une position de principe contre les ingérences étrangères. Mais le principe s’arrête net dès que l’ingérence ne vient pas de Moscou.
La religion est politique par essence
Cette affirmation n’est pas une provocation gratuite. Elle découle d’un examen attentif des textes fondateurs, de l’histoire des prophètes et de la logique interne des religions monothéistes. Les prophètes n’ont jamais été de simples contemplatifs ou des moralistes abstraits. Ils ont professé des paroles contre les tyrans, contre les idoles, contre les systèmes polythéistes et les ordres injustes de leur temps. Leur action fut révolutionnaire. Jésus de Nazareth, figure centrale du christianisme, agit comme un militant politique au sens le plus profond du terme : il s’oppose au système, prêche un Royaume qui n’est pas de ce monde tout en transformant radicalement les rapports humains ici-bas. Le sionisme contemporain, dans sa dimension politique, exprime également cette tension inhérente au judaïsme. L’islam, de même, naît et se développe comme une réforme totale de la société. Vouloir séparer religion et politique revient, souvent, à diluer le message premier – ou du moins le message le plus urgent après l’affirmation de la croyance en Dieu – qui est celui de la conversion des comportements et de la refondation de l’ordre collectif.









