7 juil. 2026

Deux poids, deux mesures : la République choisit ses communautés

Pendant que des rassemblements musulmans sont interdits les uns après les autres sous prétexte de « risque terroriste » ou de « communautarisme », le CRIF organise tranquillement ses dîners et commémorations avec le tapis rouge des autorités. Cette hypocrisie d’État est devenue insupportable.

La réalité crue

Un meeting musulman ? Risque de trouble à l’ordre public, soupçon d’islamisme, annulation immédiate.  

Un événement du CRIF, ouvertement communautaire et lobbyiste pro-israélien ? Dispositif policier massif, présence des plus hauts dirigeants, aucun problème.

On ne parle plus de laïcité. On parle de discrimination d’État assumée. Une communauté est protégée, presque sacralisée. L’autre est suspectée par défaut, traitée comme une menace potentielle. 

La machine à stigmatiser

Les préfets invoquent la « vigilance » et le contexte sécuritaire. Traduction : on amalgame des dizaines de milliers de musulmans ordinaires à une poignée de radicaux, pendant qu’on ferme les yeux sur d’autres formes de communautarisme quand elles sont jugées « acceptables ». Résultat : frustration, ressentiment, et renforcement des replis identitaires que l’on prétend combattre.

C’est la même logique qui consiste à hurler à l’antisémitisme au moindre critique d’Israël, tout en minimisant les dérives islamistes quand elles arrangent certains agendas. Une République à géométrie variable, qui trie ses citoyens selon leur confession.

Assez de cette mascarade

La laïcité ne doit pas être un bâillon sélectif. Elle doit s’appliquer à tous avec la même rigueur : lutte implacable contre l’antisémitisme comme contre l’islamisme radical, sans favoritisme ni amalgame collectif.

Tant que perdurera ce deux poids, deux mesures scandaleux, la France continuera à se fracturer. La République une et indivisible ? Pour l’instant, elle ressemble surtout à une République qui choisit ses protégés et ses parias.

La Rédaction du National Émancipé 

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