Car il faut le dire clairement : Enthoven, c’est l’incarnation parfaite de cette gauche caviar qui a découvert l’antisémitisme le 7 octobre 2023, après l’avoir nié, minimisé ou justifié pendant des années quand il venait des quartiers ou des « causes justes ». Avant cela, le même bonhomme dissertait sur la liberté d’expression, le « vivre-ensemble » et autres fadaises, tout en fermant pudiquement les yeux sur les dérives islamistes wahhabites, les pogroms à bas bruit et la haine ordinaire déversée dans certaines mosquées radicales salafistes ou sur certains plateaux. Mais aujourd’hui, il est le héros du jour. Quelle belle reconversion.
Et qui était présente pour lui donner encore plus de lustre ? Sophia Aram, évidemment. Celle qu’on avait déjà épinglée dans nos colonnes pour son « humour » à sens unique. Parce que c’est bien connu : rien ne vaut une humoriste « impertinente » pour valider un prix officiel. Sauf que son impertinence s’arrête net aux portes du camp qu’elle a choisi. Contre le RN ? À fond. Contre les « fachos » ? Sans limite. Contre l’antisémitisme venu des cités ou des milieux « décoloniaux » ? Silence radio, ou pire, relativisation. Sa présence à cette cérémonie n’est pas un hasard : elle est la preuve vivante que l’humour « engagé » de ces gens-là n’est qu’un outil politique partisan. Pas de neutralité, pas d’universalité, juste une ligne éditoriale déguisée en sketchs. On rit jaune.
Enthoven et Aram réunis, c’est le symbole d’une caste qui s’autoproclame rempart contre l’antisémitisme tout en ayant passé des décennies à saper les fondements mêmes de la nation qui le combat vraiment. Le même Enthoven qui pontifiait sur France Inter ou dans les dîners en ville, qui a toujours su naviguer entre les ors du pouvoir et les micros subventionnés, reçoit maintenant la médaille du système qu’il flatte. On appelle ça la « lutte contre l’antisémitisme » dans le Larousse du néo-progressisme : défendre Israël (parfois) tout en continuant à cracher sur la France périphérique, ses Gilets jaunes et ses électeurs « populistes » qui, eux, n’ont pas attendu le 7 octobre pour voir le problème.
Le National Émancipé n’est pas dupe. Cette remise de prix n’est pas une victoire contre la haine, c’est la consécration d’un entre-soi. Enthoven en habit de chevalier blanc, Aram en faire-valoir « drôle et engagée » : le spectacle est pathétique. La lutte contre l’antisémitisme mérite mieux que ces clowns médiatiques et ces récompenses entre amis. Elle mérite la vérité, le courage et l’absence totale de compromission avec le politiquement correct qui nous a amenés là.
Eux, ils ont leur prix. Nous, on a la réalité. Et elle pue.
La Rédaction du National Emancipé

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