Depuis plusieurs années, son activisme s’est concentré sur ces thèmes : critique de l’OTAN, opposition aux guerres atlantistes, défense d’une souveraineté populaire face aux élites transnationales. Sur ce terrain, environ 70 % de ses constats touchent juste. Les milliardaires et les grands groupes de presse contrôlent effectivement une grande partie du débat public. L’oligarchie n’est pas un fantasme. La subordination de la France aux intérêts américains et aux institutions supranationales est une réalité observable.
Pourtant, derrière cette rhétorique combative, la mascarade républicaine se poursuit. Nous sommes une nouvelle fois condamnés à l’éternel affrontement extrême gauche contre extrême droite. Bardella ou Zemmour d’un côté, Mélenchon de l’autre. Le système adore ce spectacle. Il divise le peuple sur des lignes secondaires pendant que les fondamentaux restent intouchés.
Car Mélenchon est un pur produit du mitterrandisme. Ancien socialiste, héritier d’une gauche qui a libéralisé les marchés, privatisé et ouvert la France à la mondialisation financière. Ses liens avec certaines sphères de l’oligarchie, son appartenance à la franc-maçonnerie, constituent, pour nous, une disqualification radicale. Le National Émancipé, contre-révolutionnaire, refuse par principe tout compromis avec une organisation qui incarne le secret et l’influence occulte au cœur de l’État.
Surtout, le programme de Mélenchon ne propose aucune rupture véritable. Pas de sortie de l’Union européenne. Pas de reprise du contrôle de l’émission monétaire. Pas de fermeture des frontières pour rétablir une souveraineté stratégique face à l’Atlantisme. Sans ces leviers concrets, son « anti-impérialisme » restera une posture. Un président Mélenchon ne briserait pas le système : il le gérerait différemment, avec plus de redistribution et de contrôle bureaucratique, mais dans le même cadre atlantiste et libéral.
La réalité du terrain est plus profonde que le clivage gauche-droite artificiel. L’impérialisme et la domination financière traversent tout l’arc républicain, du centre macroniste à certaines franges de la droite. Le peuple français n’a pas besoin d’un nouveau champion de la scène médiatique, mais d’une véritable reconquête de la souveraineté nationale qui s’attaque aux racines du mal : la perte d’indépendance, la dissolution des frontières et l’asservissement à des puissances supranationales.
Une fois encore, l’élection présidentielle s’annonce comme un grand théâtre. Mélenchon y tiendra le rôle du tribun radical. Mais au fond, sans rupture monétaire, européenne et frontalière, rien ne changera. Le système, lui, survivra à toutes les alternances. Le peuple, lui, continuera d’en payer le prix.
La Rédaction du National Emancipé

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