La prise de la Bastille : une diversion habile
Le 14 juillet 1789, une foule parisienne, affamée par la crise économique et inquiète face aux troupes royales, prend d’assaut la Bastille. Officiellement, c’est l’acte fondateur de la Révolution, la victoire du peuple contre la tyrannie. En réalité, cette forteresse presque vide ne représentait qu’un symbole secondaire. La garnison était faible, les munitions limitées, et l’événement servit surtout à canaliser l’agitation populaire.
Comme l’ont souligné des voix lucides, cette prise fut une diversion magistrale. Pendant que le peuple s’enthousiasmait pour quelques prisonniers libérés et des armes symboliques, les vrais responsables – les réseaux d’influence, les spéculateurs et les banquiers – consolidaient leur emprise. Jacques Necker, ministre des Finances d’origine genevoise et banquier, n’était pas un simple technicien : il incarnait déjà ces circuits financiers internationaux qui pesaient sur la monarchie. La dette royale, gonflée par des emprunts et des manipulations, servit de prétexte pour affaiblir l’Ancien Régime sans toucher aux véritables puissances de l’ombre.
Une révolution maçonnique
La Révolution française n’est pas née d’un élan spontané du peuple. Elle fut profondément imprégnée par la Franc-maçonnerie. De nombreux acteurs clés – Mirabeau, La Fayette, Danton, et bien d’autres – appartenaient à des loges. Ces réseaux, imprégnés des idées des Lumières philosophiques (souvent anticléricales et cosmopolites), fournirent l’idéologie et les connexions nécessaires pour structurer le mouvement.
Loin d’une simple lutte contre l’absolutisme, il s’agissait d’un projet de démolition de l’ordre traditionnel chrétien et monarchique, au profit d’un nouvel ordre bourgeois et financier. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, avec ses accents universalistes, porte la marque de ces influences. Le peuple pensait renverser les privilèges ; il a surtout ouvert la porte à une nouvelle caste de puissants, plus insaisissables car dissimulés derrière les institutions « démocratiques ».
La République : le système où les puissants sont au-dessus des lois
Henri Guillemin, historien d’exception et pourfendeur de l’histoire officielle, l’a magistralement démontré dans ses analyses de la période révolutionnaire. Pour lui, 1789 marque d’abord la révolution de la bourgeoisie d’affaires, qui cherche à partager le pouvoir avec une partie de l’aristocratie tout en maintenant l’ordre social favorable aux possédants. La « vraie » révolution populaire, celle du Quart État, viendra plus tard et sera écrasée avec Robespierre.
La République qui en est sortie est, selon cette perspective, le pire système politique imaginable. Sous couvert d’égalité et de souveraineté populaire, elle permet aux élites financières, médiatiques et politiques de se placer au-dessus des lois. Guillemin n’a cessé de dénoncer cette hypocrisie : les « honnêtes gens », les nantis, les propriétaires qui trahissent le peuple au nom de leurs intérêts. De la Terreur à la réaction thermidorienne, en passant par les spéculations et les confiscations, la Révolution a surtout transféré les richesses et le pouvoir vers une nouvelle oligarchie.
Aujourd’hui encore, cette République « démocratique » perpétue le même schéma : endettement massif auprès des banques, lois taillées sur mesure pour les puissants, impunité pour les élites, tandis que le peuple subit austérité, immigration incontrôlée et dissolution nationale. Le 14 juillet devient alors une fête ironique, une célébration de la victoire des banquiers et des loges sur la France profonde.
Vers une véritable émancipation nationale
Nous refusons cette mythologie républicaine. Le 14 juillet devrait être l’occasion non pas de pavoiser, mais de réfléchir à la reconquête de notre souveraineté. Contre la République des puissants, contre les influences occultes et financières, il faut renouer avec une vision organique de la nation, où le peuple n’est pas manipulé mais véritablement souverain.
La Révolution de 1789 n’a pas libéré la France : elle l’a enchaînée à un système qui, deux siècles plus tard, montre ses limites et ses trahisons quotidiennes. Il est temps de dépasser cette commémoration mensongère pour construire une vraie émancipation nationale.
La Rédaction du National Émancipé

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