Sébastien Lecornu, Premier ministre, a ordonné des tests salivaires inopinés et obligatoires dans les ministères. Beau geste, sur le papier. Sauf que les résultats ? Secret défense. Vie privée. On ne publie rien. « On n’est pas un tribunal », nous explique-t-on doctement
.C’est pourtant le même État qui exige que vous rendiez des comptes sur le moindre euro, qui veut connaître vos moindres déplacements via le passeport vaccinal 2.0 ou l’identité numérique, qui criminalise le cash et prépare l’argent programmable pour mieux vous surveiller. Mais pour l’élite, motus et bouche cousue. Deux poids, deux mesures. La règle éternelle de la caste.
Le contexte qui pue
Cette opération de communication tombe à point nommé. Ces derniers mois, les scandales de chemsex et de consommation de stupéfiants dans les milieux du pouvoir ont éclaté comme des abcès. On se souvient notamment du député LFI Andy Kerbrat, justement impliqué dans la lutte contre ces pratiques, interpellé en flagrant délit d’achat de 3-MMC pour organiser des soirées chemsex. La main dans le sac, littéralement.
Et comment oublier la mort tragique de Laurent Caillaud, conseiller régional des Pays de la Loire, proche de Bruno Retailleau ? Retrouvé mort en septembre 2025 dans un appartement de Tours après une soirée chemsex, overdose suspectée après consommation de MDMA et autres substances. Un élu « respectable », père de famille, proche des cercles du pouvoir LR, emporté par les excès qu’il était censé combattre ou, à tout le moins, ne pas incarner.
Ces affaires ne sont pas des accidents isolés. Elles révèlent une déconnexion profonde, une décadence des élites qui prêchent la morale publique tout en s’adonnant en privé à des pratiques destructrices. Le chemsex n’est plus réservé aux « marges » : il ronge aussi les salons parisiens, les cabinets ministériels et les arrière-cours du pouvoir.
Hypocrisie à tous les étages
On nous vend du « bon sens » et de l’« exemplarité ». Lecornu lui-même s’est prêté au test. Bravo. Mais sans publication des résultats globaux, tout cela n’est qu’un vaste écran de fumée. Imaginez un instant l’inverse : si un test massif révélait que 20 %, 30 % ou plus des membres des cabinets consomment régulièrement ? Catastrophe médiatique, crise de confiance, questions sur la capacité réelle à gouverner un pays en pleine déliquescence.
Mieux vaut donc enterrer le rapport sous le prétexte de la « vie privée ». La vie privée des puissants, bien sûr. Celle des citoyens lambda, on la piétine joyeusement au nom de la « sécurité » et de la « lutte contre les stupéfiants ».
C’est le même schéma à chaque fois : l’oligarchie impose aux Français des règles qu’elle s’exempte d’appliquer. Transparence financière pour les gueux, secret pour les puissants. Contrôle des corps et des esprits pour le peuple, libertinage protégé pour l’élite. Souveraineté nationale brandie comme un étendard, pendant qu’on cède chaque jour un peu plus au chaos sociétal et à la dissolution des mœurs.
Le National Émancipé l’a toujours dit : cette République est pourrie jusqu'à la moelle, elle n’est plus qu’une façade. Derrière les discours vertueux sur la « santé publique » et la « lutte contre la drogue », se cache une caste déconnectée, souvent droguée aux plaisirs artificiels et au pouvoir sans limites. Le peuple, lui, paie les pots cassés : insécurité, trafics qui gangrènent les quartiers, services publics saturés par les addictions, et maintenant cette hypocrisie au sommet de l’État.
Il est temps d’arrêter la comédie. Exigeons la publication intégrale des résultats. Pas pour le voyeurisme, mais pour la vérité. Parce qu’un dirigeant qui se shoote n’est pas en état de décider du sort de 68 millions de Français. Parce que la décadence des élites précipite celle de la nation tout entière.
La transparence, c’est pour tout le monde ou pour personne. Le reste n’est que mascarade oligarchique.
La Rédaction du National Emancipé

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