Derrière ce discours lisse se cache une tendance plus profonde et troublante : une volonté de relativiser, voire de minimiser, l’importance sacrée de la vie humaine au profit d’une idéologie utilitariste et progressiste radicale. Le GODF, qui revendique un rôle historique dans les grandes lois sociétales (IVG, etc.), milite depuis des décennies pour un « droit à mourir dans la dignité ». Des figures comme Henri Caillavet dès 1978, jusqu’au Grand Maître actuel Guillaume Trichard, ont porté ce combat
.Une pente glissante vers la déshumanisation
Promouvoir l’« aide à mourir » n’est pas neutre. Cela revient à faire entrer dans le droit l’idée que certaines vies valent moins que d’autres : celles des malades, des souffrants, des âgés, potentiellement des handicapés ou des dépressifs. Le Grand Orient n’hésite pas à évoquer l’extension aux mineurs dans certains cas, arguant qu’un jeune de 17 ans et demi capable de conduire serait assez mature pour choisir la mort.
Cette logique est mortifère parce qu’elle inverse la priorité : au lieu de tout mettre en œuvre pour soulager la souffrance par des soins palliatifs de qualité (qui restent insuffisants en France), on propose la solution la plus radicale — la suppression du patient. Les exemples des Pays-Bas, de la Belgique ou du Canada montrent comment l’euthanasie « volontaire » s’étend rapidement aux cas psychiatriques, à la « fatigue de vivre », voire aux mineurs ou aux personnes vulnérables sous pression sociale ou économique. Ce n’est plus du choix individuel, mais une porte ouverte à des dérives eugénistes et utilitaristes.
Une association aux ambitions totalitaires ?
Il est particulièrement étrange, et inquiétant, qu’une association comme le Grand Orient de France — qui se présente comme bienfaitrice — promeuve avec autant d’insistance des concepts qui peuvent mener aux pires dérives totalitaires.
- Relativisation de la vie : En plaçant l’autonomie individuelle (ou ce qu’il en reste en fin de vie) au-dessus de la protection inconditionnelle de l’être humain, on ouvre la voie à une société où l’État ou la médecine décide de la « dignité » d’une existence.
- Ingénierie sociale : Les loges maçonniques ont historiquement influencé les débats bioéthiques en France. Pousser pour une loi qui transforme la médecine de soin en médecine de mort participe d’une vision où l’homme est maître absolu de sa destinée… jusqu’à s’autodétruire, et à entraîner la société dans cette logique.
- Risque de glissement : Une fois le principe admis (« aider à mourir »), les critères s’élargissent inévitablement. La pression économique sur les systèmes de santé, la solitude des personnes âgées, les handicaps lourds deviennent des arguments « compassionnels » pour accélérer la mort. C’est l’antithèse d’une société humaniste qui protège les plus faibles.
Le paradoxe est saisissant : une obédience qui se veut progressiste et anti-obscurantiste défend une idéologie qui, historiquement, a souvent servi les régimes les plus froids et calculateurs — ceux qui classent les vies en « utiles » et « inutiles ». Minimiser la valeur intrinsèque de chaque vie humaine, c’est fragiliser le fondement même de nos sociétés : la dignité inaliénable de la personne, indépendamment de son « utilité » ou de sa souffrance.
Au lieu d’investir massivement dans les soins palliatifs, l’accompagnement humain et la recherche contre la douleur, on préfère légiférer sur la mort administrée. Ce choix révèle une forme de nihilisme déguisé en progrès : quand la vie devient trop lourde, on l’éteint. Et demain, qui définira les seuils de « trop lourde » ?
Cette vidéo et les positions du GODF méritent un débat public franc, loin des euphémismes (« aide à mourir », « dignité »). La vie n’est pas une marchandise dont on dispose quand elle cesse d’être « performante ». Défendre la vie jusqu’au bout, avec compassion réelle, reste le véritable horizon humaniste — pas sa suppression organisée.
La Rédaction du National Emancipé

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