En France, le cirque est particulièrement savoureux. Arnaud Klarsfeld, membre du Conseil d’État, a lâché dans un post sur X une vérité qui fait mal : « Toutes les guerres d’Israël ont été stoppées par les USA dans le but d’un intérêt général en 1956, 67, 73, 82 et en 2026. Israël doit faire avec. »
Cet homme, qui avait pourtant appelé sans vergogne à de grandes rafles sur les musulmans de France pour « trier » les terroristes des autres, n’a été que mollement blâmé. Et c’est ce même personnage qui vient aujourd’hui nous expliquer qu’Israël doit « faire avec » sa défaite diplomatique. Aveu magnifique ! En une phrase, il confirme ce que nous dénonçons depuis longtemps : ces conflits n’ont pas été imposés à un Israël innocent et assiégé, mais souvent initiés ou provoqués par un État expansionniste et colonialiste qui compte sur son parrain américain pour freiner ses ardeurs quand elles deviennent trop coûteuses. Merci pour la confirmation, Maître Klarsfeld.
De son côté, Gilles-William Goldnadel est lui aussi allé pleurer sur CNews : les antisémites sont « ravis » de voir l’Iran sortir grand vainqueur. On imagine la souffrance de ces milieux habitués à la toute-puissance, comme le disait le général de Gaulle, « dominateurs et sûrs d’eux-mêmes ». Quand la réalité les rattrape et leur inflige une cuisante défaite militaire et diplomatique, les lamentations sont à la hauteur de l’arrogance passée. On en pleurerait… de rire.
Et ce n’est pas fini. Le ministre des Finances israélien a déclaré à la Knesset qu’Israël utiliserait désormais des « moyens plus sournois » pour faire chuter la République islamique d’Iran. Traduction : après l’échec de la confrontation directe, on passe à la subversion, aux opérations clandestines, à la déstabilisation permanente. Toujours cette même logique d’ingérence, de domination et de destruction de tout ce qui résiste à leur vision du monde. Israël ne conçoit pas un Moyen-Orient où il ne serait pas le maître absolu, appuyé par l’Occident.
Ce revers est salutaire. Il rappelle que même les plus puissants lobbies et les alliances les plus solides ont leurs limites. L’arrogance coloniale, qu’elle soit territoriale en Palestine ou régionale au Moyen-Orient, finit toujours par produire son contraire : une résistance qui use et qui finit par lasser jusqu’au parrain américain.
Le National Émancipé dénonce depuis des années cette politique agressive et expansionniste qui a coûté tant de vies et déstabilisé la région. Nous ne versons pas dans l’antisémitisme, mais nous refusons l’impunité et la victimisation permanente d’un État qui se comporte en puissance coloniale. Ce jour où Israël doit « faire avec », comme le dit Klarsfeld, est un jour de justice géopolitique.
Que les pleurnicheries continuent. Elles ne changeront rien à la nouvelle réalité : l’ère de l’impérialisme sans limite montre ses premières fissures sérieuses.
La rédaction du National Émancipé

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