Alors que les agriculteurs français se battent pour survivre, que les exploitations ferment les unes après les autres et que le désespoir frappe durement le monde rural, l'Union européenne continue de distribuer sans vergogne les milliards de la Politique Agricole Commune (PAC) à des acteurs qui n'en ont absolument pas besoin. Le dernier scandale en date ? Plus de 71 millions d'euros de subventions PAC versés entre 2019 et 2024 à la famille royale des Émirats Arabes Unis, les Al Nahyan, l'une des plus riches au monde.
Des terres européennes achetées par des milliardaires du Golfe
Grâce à des filiales et sociétés contrôlées par cette famille et ses fonds souverains (comme ADQ), les Émirats ont acquis des dizaines de milliers d'hectares en Roumanie, en Espagne et en Italie. Ces terres bénéficient allègrement des aides directes de la PAC, destinées théoriquement à soutenir l'agriculture européenne.
Ces subventions financent des cultures qui servent souvent à exporter vers le Golfe, loin des besoins des consommateurs européens. Pendant ce temps, en France, les petites et moyennes exploitations locales crèvent la faim. L'argent public, prélevé en grande partie sur les contribuables français (deuxième contributeur net au budget UE après l'Allemagne), finance ainsi des multimilliardaires qui n'ont que faire de notre souveraineté alimentaire.
Une PAC qui enrichit les gros et tue les petits
La PAC, ce pilier sacré de l'UE, est une machine à concentrer les aides sur les plus grandes exploitations industrielles. Les très grandes fermes (> 250 ha) captent une part disproportionnée des paiements, tandis que les petites structures, piliers traditionnels de nos campagnes, reçoivent des miettes. Cela favorise l'agro-industrie intensive, dépendante des pesticides, engrais chimiques et monocultures, au détriment d'une agriculture paysanne diversifiée, de qualité et respectueuse des sols.
Le résultat est dramatique : nourriture standardisée, souvent de moindre qualité nutritionnelle, contaminée par des produits dont les effets à long terme (cancérogènes, perturbateurs endocriniens) sont dénoncés par de nombreux experts. Les petits agriculteurs, étranglés par les normes européennes, la concurrence déloyale et les prix bas imposés par la grande distribution et l'industrie, disparaissent.
Les chiffres du drame humain sont accablants : le risque de suicide chez les agriculteurs est nettement supérieur à la moyenne (autour de 30-50 % de sur-risque selon les études MSA). On parle historiquement d'environ un suicide tous les deux jours dans le milieu agricole, avec des centaines de drames par an. Des chiffres qui varient mais qui reflètent une réalité tragique : détresse économique, administrative et psychologique profonde.
L'Europe, supercherie au service des élites globalisées
Ce scandale émirati n'est pas un accident. Il révèle la nature profonde de la PAC et de l'UE : une construction supranationale qui dilue les souverainetés nationales au profit d'intérêts globaux, de grands groupes agroalimentaires et de fonds d'investissement étrangers. La France, championne européenne de la production agricole, est le premier bénéficiaire en volume de la PAC... mais cet argent profite trop souvent à des logiques industrielles ou spéculatives plutôt qu'à la préservation d'un tissu rural vivant.
Au lieu de protéger nos paysans, de promouvoir une agriculture relocalisée, saine et souveraine, on subventionne des princes du désert qui rachètent nos terres. C'est le symbole parfait d'une Europe qui trahit ses peuples : ouverture des frontières, normes asphyxiantes pour les petits, cadeaux aux puissants.
Il est temps de remettre la PAC au service de la nation. Priorité aux exploitations familiales françaises, soutien massif à une agriculture de qualité sans dépendance aux intrants chimiques excessifs, contrôle strict des acquisitions foncières par des intérêts extra-européens, et renégociation ou sortie des mécanismes qui nous ruinent.
Les agriculteurs en colère ont raison. Leur combat est le nôtre : pour la survie de la France rurale, de notre indépendance alimentaire et de notre identité. Assez des scandales qui enrichissent les émirs pendant que nos paysans se suicident.
Les français devraient exiger la transparence totale sur les bénéficiaires de la PAC et une refonte radicale pour remettre l'agriculture au service des Français.
La Rédaction du National Emancipé

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