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4 juin 2026

Orléans : 18 mois de prison ferme pour un doctorant iranien, une justice aux ordres ?

À Orléans, la justice française vient de frapper fort, très fort. Un doctorant iranien, chercheur en philosophie et sciences politiques à l’université, a été condamné lundi 1er juin à 18 mois de prison ferme pour « apologie du terrorisme ». Son crime ? Avoir multiplié les références à l’ayatollah Khamenei dans le préambule de sa thèse et sur les réseaux sociaux. Rien de plus. Pas d’appel aux attentats, pas d’incitation directe à la violence, juste des références intellectuelles à une figure historique de la révolution iranienne.

Cette condamnation est d’une brutalité disproportionnée. Pour une thèse universitaire, un travail de recherche théorique, on envoie un doctorant derrière les barreaux et

on prévoit son expulsion à la sortie. On imagine la scène : un intellectuel étranger osant penser en dehors des clous de la pensée unique atlantiste, et voilà la République qui sort le gourdin judiciaire

Où est le deux poids deux mesures ? Quand certains intellectuels ou influenceurs glorifient sans cesse les opérations militaires israéliennes, justifient les bombardements sur des civils à Gaza ou au Liban, ou encensent des figures qui ont du sang sur les mains, on parle de « liberté d’expression » et de « débat démocratique ». Mais qu’un doctorant iranien cite Khamenei dans un cadre académique, et c’est l’anathème, la prison, l’expulsion. La France de la « liberté » n’aime visiblement pas tous les penseurs de la même manière.

Cette affaire sent la chasse aux sorcières. Elle révèle une instrumentalisation politique de la justice pour faire taire les voix dissidentes, surtout quand elles viennent de pays qui résistent à l’hégémonie occidentale. Un doctorant qui travaille sur la philosophie politique n’a pas à être traité comme un terroriste pour des références idéologiques.

La liberté académique et la liberté d’expression ne peuvent pas être à géométrie variable. Condamner un chercheur à de la prison ferme pour des citations dans une thèse, c’est un dangereux précédent qui sent le totalitarisme intellectuel. 

Au lieu de cela, elle préfère criminaliser la pensée non alignée plutôt que de défendre réellement la pluralité des idées. Triste dérive d’un État qui se prétend phare des droits de l’homme.


LA rédaction du National Emancipé

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