Dans son dernier rapport publié le 11 juin 2026, la Cour des comptes s’est autosaisie d’un sujet brûlant : la répartition territoriale des demandeurs d’asile. Face à la saturation évidente de l’Île-de-France, la haute juridiction financière ne prône pas la fermeté ni la maîtrise des flux, mais « l’optimisation » de l’envoi des migrants vers nos provinces. Un traitement purement comptable qui ignore superbement la réalité humaine et le droit des peuples à préserver leur mode de vie.
C’est une logique froide, purement administrative, qui s’est une nouvelle fois exprimée par la voix de la Cour des comptes. Face à l’engorgement d’une région parisienne qui craque de toutes parts sous le poids d’une concentration migratoire démesurée, les technocrates ont trouvé la parade : disséminer le problème. Par le biais du schéma national d’accueil, l’État s’efforce désormais de ventiler les populations migrantes aux quatre coins de l'Hexagone.
Mais ce terme d’« ventilation » ou d'« optimisation » masque une réalité infiniment plus douloureuse : celle du déracinement. Forcer des êtres humains à s’installer dans des « sas régionaux » — des structures provisoires de transit — avant de les fixer au cœur de territoires ruraux ou de petites villes de province qui n’ont rien demandé, c’est faire fi de la psychologie des peuples et des structures culturelles. Le déracinement n’est jamais une solution souhaitable. Il brise l'immigré, arraché à sa terre natale, et fragilise la communauté d'accueil, bousculée dans son identité, sa culture et son organisation quotidienne. C'est une double peine : il dépouille les pays d'origine de leurs forces vives et déstabilise les nations d'accueil.
Pour Le National Émancipé, la position est claire, constante et dénuée de toute hostilité stérile : nous n’avons absolument rien contre l’immigration choisie. Une nation souveraine et digne de ce nom doit conserver le droit d'accueillir, de manière mesurée, ciblée et concertée, des talents, des compétences ou des profils précis qui s’inscrivent dans un projet de développement mutuel et partagé. Cette immigration-là, volontaire, encadrée, numériquement minoritaire et pleinement assimilable, respecte la dignité de chacun et répond aux besoins réels et souverains de la collectivité nationale.
En revanche, nous nous opposons fermement et de toutes nos forces à l’immigration massive et subie, dont le rapport de la Cour des comptes se fait involontairement le greffier comptable. Les chiffres égrainés par les magistrats de la rue Cambon donnent le vertige : le budget de la mission « Immigration, asile et intégration » est passé de 677,5 millions d’euros en 2015 à 2,2 milliards d’euros en 2024. Une multiplication par trois en moins de dix ans, supportée intégralement par le contribuable français dans un contexte d'austérité généralisée.
Malgré ces milliards engloutis, le système est dans l’impasse. Le rapport note d'ailleurs avec dépit que 40 % des demandeurs d’asile refusent leur orientation en région, préférant le déracinement métropolitain à la relégation provinciale imposée. Face à ces refus, l’État en est réduit à supprimer les aides financières, sombrant dans une coercition bureaucratique qui démontre l'absurdité globale de cette gestion des flux par quotas géographiques.
Vouloir répartir de force l’immigration massive sur tout le territoire national, sous prétexte d'équité administrative ou de « désengorgement », revient simplement à propager la crise francilienne aux régions de France. Les Pays de la Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes ou la Nouvelle-Aquitaine sont ainsi tancés par la Cour pour leur manque d'efficacité dans l'accueil. On veut contraindre nos provinces à devenir les réceptacles passifs d'une politique nationale défaillante.
Il est temps de rompre avec cette gestion managériale de l'humain. L’immigration ne peut se réduire à des tableurs Excel, à des capacités de nuitées ou à des clés de répartition régionales. Pour préserver la paix sociale, la dignité des hommes et l’harmonie culturelle de notre pays, l'État doit cesser d'organiser le déracinement globalisé et retrouver le courage politique de réguler, à la racine, les flux migratoires de masse.
La Rédaction Le National Émancipé

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire