17 juin 2026

Barbara Butch déprogrammée à Grenoble : quand le soutien à Israël a un prix

La section grenobloise de La France Insoumise (LFI) a obtenu gain de cause, ou est en passe de l’obtenir : le spectacle de la DJ Barbara Butch au festival Cabaret Frappé, organisé par la Ville de Grenoble, est contesté et menacé d’annulation. La maire (divers gauche) Laurence Ruffin est sous pression pour déprogrammer l’artiste. 

Ceux qui crient à l’antisémitisme à commencer par certaines voix pro-israéliennes comme Rute Elkrief ou assimilées – oublient un détail essentiel : Barbara Butch n’est pas une victime innocente de « cancel culture ». Elle est une soutien assumé d’Israël

et de positions qui vont à l’encontre de la cause palestinienne. 

Soutien à la loi Yadan et présence en Israël

Barbara Butch a signé une tribune en faveur de la controversée « loi Yadan », présentée comme un texte de lutte contre l’antisémitisme mais accusée par ses détracteurs de vouloir criminaliser toute critique sérieuse de la politique israélienne et du soutien au peuple palestinien. Elle s’est également rendue à Tel-Aviv en juin 2025, période des opérations militaires israéliennes, où elle a effectué un set privé à la résidence de l’ambassadeur de France, même si la Pride de Tel-Aviv avait été annulée.

Dans le contexte de la guerre à Gaza, ces engagements sont perçus comme un alignement clair sur l’État israélien et son armée. Pour les défenseurs de la cause palestinienne et de la résistance libanaise ou palestinienne, programmer une telle artiste dans un festival municipal revient à normaliser le soutien à une politique d’occupation et de bombardements massifs.

National Émancipé ne pleure pas sur la « liberté d’expression » sélective de l’extrême gauche insoumise. LFI applique ici, de manière cohérente avec sa ligne pro-palestinienne radicale que nous partageons également, le boycott culturel qu’elle prône contre ceux qui sont ccomplices de « l’oppression israélienne ». Qu’on le déplore ou non, c’est la logique que nous défendons également : pas de place pour les soutiens d’Israël dans les événements publics qu’ils influencent.

Hypocrisie et instrumentalisation

Cela dit, l’affaire révèle surtout l’instrumentalisation permanente de l’antisémitisme par les sionistes. Ils crient au boycott « antisémite » dès qu’une artiste juive comme Barbara Butch est contestée pour ses positions politiques. 

La vraie question reste celle de la souveraineté culturelle française : doit-on laisser des logiques communautaristes et géopolitiques raciste et colonialiste dicter les programmations de nos festivals municipaux ? La réponse est oui. La France n’a pas à soutenir les partisans d'une idéologie raciste colonialiste et suprémaciste dans ses scènes locales.

Mais dans cette affaire précise, l’annulation ou la forte pression pour l’annulation n’est pas un scandale aveugle d’antisémitisme. Elle est la conséquence logique des prises de position publiques de Barbara Butch en faveur d’Israël au cœur d’une guerre particulièrement meurtrière. Ceux qui soutiennent inconditionnellement Tsahal et la politique de Netanyahu ne peuvent pas s’étonner d’être boycottés par ceux qui soutiennent la résistance palestinienne. C’est le jeu brutal de la politique identitaire et militante que LFI maîtrise parfaitement. 

National Émancipé défend une ligne de souveraineté nationale : aucune soumission au lobby pro-israélien. La culture française doit rester française, et non un champ de bataille pour la causes sioniste.

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