14 juin 2026

Tyr : les chrétiens du Sud-Liban refusent de partir, l’archevêque Georges Iskandar tient bon face à Tsahal

En ce mois de juin 2026, l’armée israélienne a lancé un nouvel ordre d’évacuation massif sur la ville de Tyr, au Sud-Liban, touchant pour la première fois explicitement le quartier chrétien historique. Face à cette injonction pressante, Monseigneur Georges Iskandar, archevêque melkite de Tyr, a refusé catégoriquement de plier. « Nous restons ici, avec nos familles et notre peuple, comme nos pères avant nous », a-t-il déclaré avec fermeté. Une position courageuse, relayée avec force par l’organisation Aide à l’Église en Détresse
(AED) à la mi-juin, qui a exprimé son soutien total aux chrétiens menacés.

Pendant que les bombes continuent de pleuvoir, ces descendants des premières communautés apostoliques choisissent de rester sur leur terre ancestrale plutôt que de l’abandonner à l’occupation. C’est un acte de résistance digne, face à une logique d’expulsion qui rappelle tristement ce qui s’est passé à Gaza : vider le terrain pour mieux le contrôler.

Le National Émancipé salue sans réserve cette détermination des chrétiens du Sud-Liban. Ils défendent non seulement leurs églises et leurs foyers, mais l’idée même d’une présence plurimillénaire face à l’expansionnisme. Pendant ce temps, en Europe, et particulièrement en France, le silence des chrétiens est assourdissant. Trop occupés à suivre l’idéologie dominante, beaucoup préfèrent fermer les yeux sur les souffrances de leurs frères d’Orient. L’antisémitisme est dénoncé à grands cris, les larmes de crocodile coulent à flots, mais quand ce sont des chrétiens qui sont bombardés, chassés, et déracinés par la même puissance, c’est le mutisme complice ou la justification honteuse.

Ce deux poids deux mesures est scandaleux. Les mêmes qui s’indignent d’une croix brandie dans un conseil municipal français trouvent tout à fait normal que des villages et quartiers chrétiens du Liban soient vidés sous les bombes. En France, les leaders politiques soi-disant nationalistes et patriotes, les plus médiatisés, se prosternent devant la politique israélienne sans jamais évoquer le sort tragique de ces communautés. Ils préfèrent sacrifier la solidarité avec les chrétiens persécutés sur l’autel du sionisme.

Cette hypocrisie révèle la vraie nature du projet : diviser les peuples, affaiblir les identités enracinées, et faire passer l’intérêt géopolitique avant la foi et la survie des communautés chrétiennes. Les chrétiens d’Orient paient au prix fort cette soumission idéologique de l’Occident.

Il est temps que les Français, quelle que soit leur confession, ouvrent les yeux. Soutenir aveuglément une politique qui chasse les chrétiens de leurs terres revient à trahir nos propres racines. Le courage de Monseigneur Iskandar et des habitants de Tyr doit nous interpeller : la vraie résistance est celle qui refuse de céder sa terre et son identité.

La rédaction du National Émancipé.

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