Le New York Times vient de jeter un pavé dans la mare avec une enquête accablante : l’armée israélienne utilise massivement du phosphore blanc lors de son invasion du sud du Liban. Une arme incendiaire formellement interdite par les conventions internationales lorsqu’elle est employée en zone civile. Mais quand on a l’impunité que confère le soutien inconditionnel des États-Unis, on se croit autorisé à piétiner le droit humanitaire.
Les journalistes du Times ont recueilli des témoignages glaçants. À Kfar Kila, village frontalier, des frappes ont projeté des particules brûlantes sur les habitations. « Nous avons vu des nuages blancs descendre sur le village, puis des gens ont commencé à suffoquer », raconte un habitant. L’article cite des experts en armement qui confirment : les munitions identifiées correspondent à des obus M825A1, conçus spécifiquement pour délivrer du phosphore blanc. Le Dr. Fadi Abi Allam, de la Croix-Rouge libanaise, décrit des brûlures au troisième degré sur des civils, y compris des enfants.
Le phosphore blanc ne fait pas de distinction entre combattants et non-combattants. Il s’enfonce dans les chairs, continue de brûler jusqu’à l’os, et contamine les sols pour des années. Son utilisation dans des zones peuplées — comme le sud du Liban, où des dizaines de milliers de civils sont encore présents — constitue une violation flagrante du Protocole III de la Convention de Genève.
Mais qu’attendre d’un État qui mène une guerre coloniale décomplexée ? Le phosphore blanc n’est qu’un outil de plus dans une boîte à outils déjà bien remplie de méthodes interdites : bombardements de civils, destruction de villages entiers, déplacements forcés. Israël agit en puissance occupante avec la certitude que personne ne lui demandera jamais de comptes. Les résolutions de l’ONU ? Des chiffons de papier. La Cour pénale internationale ? Un cachet d’aspirine sur une gangrène.
Le New York Times documente, mais le monde regarde ailleurs. Pendant ce temps, les hôpitaux du sud Liban soignent des brûlés dont les chairs continuent de se consumer lentement. C’est ça, la « légitime défense » israélienne : brûler vifs des civils avec des armes que même les pires dictateurs hésitent à employer. La communauté internationale doit cesser de détourner le regard et imposer des sanctions immédiates. Le phosphore blanc ne ment pas : il révèle la nature réelle de cette guerre d’agression.
La Rédaction du National Emancipé

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