Né en Suisse, installé en Israël à 19 ans, ancien commandant de char dans Tsahal pendant la guerre du Liban, il a fondé en 1994 la yeshiva Yechouot Yossef. Pendant plus de trente ans, via sa plateforme Myleava, il a produit des milliers d’heures de cours en français destinés à ramener les jeunes juifs francophones vers une pratique religieuse ultra-sioniste
, à les pousser à l’aliyah et à les former pour renforcer le peuplement des territoires occupés.Nous l’avions régulièrement mis en avant au *National Émancipé* comme parfait exemple de ces rabbins qui mettent la Torah au service du projet colonial sioniste. Jérusalem « capitale éternelle », techouva couplée à l’implantation, messianisme territorial : tout le logiciel classique pour fidéliser une jeunesse et l’envoyer consolider l’occupation. Sa yeshiva et ses programmes Kadima ont servi de courroie de transmission efficace entre la diaspora européenne et le Grand Israël.
Sa mort ne nous attriste pas. Elle marque simplement la fin d’une carrière au service d’une idéologie que nous combattons sans concession. Dans ces milieux, on parle de « régler ses comptes avec le Juge suprême ». Nous, on constate qu’un acteur actif du sionisme religieux a disparu de l’échiquier. C’est une page qui se tourne dans la machine de propagande et de recrutement qui alimente l’entreprise israélienne.
Pas de condoléances, pas d’hypocrisie. Le combat contre le sionisme continue, avec ou sans ses figures médiatiques. D’autres prendront le relais, d’autres tomberont. L’histoire suit son cours.
Ce qui est certain, c'est qu'il ne verra pas le retour du Machiar!
La Rédaction du National Émancipé
Sources : myleva.fr, biographies publiques, archives de ses activités.

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