Une invasion qui s’enlise
Depuis plusieurs mois, l’armée israélienne mène des opérations militaires d’envergure au sud du Liban. Bombardements intensifs, incursions terrestres, destructions de villages et de infrastructures : la stratégie vise à affaiblir le Hezbollah, mais aussi à créer une zone tampon. Les civils libanais sont les premières victimes de cette escalade, avec des dizaines de milliers de déplacés et un bilan humain qui ne cesse de s’alourdir.
Malgré cela, l’Europe continue de classer le Hezbollah comme « organisation terroriste ». Une position politique qui ignore la réalité du terrain : le Hezbollah n’est pas seulement une force armée, c’est un mouvement profondément enraciné dans la société libanaise.
Un parti populaire, multiconfessionnel
Le Hezbollah jouit d’un soutien massif au sud du Liban, bien au-delà de la seule communauté chiite. De nombreux jeunes Libanais, qu’ils soient chiites, sunnites ou même chrétiens, rejoignent ses rangs ou soutiennent son action de résistance face à l’occupation israélienne.
Les gens, la population du sud Liban, beaucoup de jeunes Libanais du sud, sont dans les rangs du Hezbollah et même, également des chrétiens, et des sunnites.
Cette réalité contredit le narratif simpliste qui présente le Hezbollah comme une milice « terroriste » isolée. Il s’agit d’un mouvement politique, social et militaire qui fournit des services (éducation, santé, reconstruction) dans des régions abandonnées par l’État libanais, tout en incarnant la résistance à l’agression israélienne.
L’Europe et le double standard
L’Union européenne et plusieurs pays occidentaux maintiennent le Hezbollah sur leur liste des organisations terroristes. Cette classification sert surtout à justifier le soutien inconditionnel à Israël et à criminaliser toute forme de résistance armée légitime face à l’occupation.
Pourtant, quand il s’agit de bombardements massifs sur des zones civiles, de destructions d’infrastructures ou d’invasion d’un pays souverain, le silence ou la complaisance domine. C’est le même double standard que l’on observe sur d’autres fronts de l’Axe de la Résistance.
Le sud du Liban paie aujourd’hui le prix de sa détermination à ne pas plier face à l’occupant. Le Hezbollah, en tant que partie intégrante de la population, continue de symboliser cette résistance populaire multiconfessionnelle.
Le National Émancipé continuera de couvrir cette guerre oubliée, loin de la propagande dominante, pour rappeler que la vérité du terrain est souvent plus complexe que les discours officiels.
La Rédaction du National Emancipé

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