Comment ça a marché ?
L’Union européenne met en place en 2005 un marché des quotas d’émission de CO₂ pour lutter contre le réchauffement climatique. Les entreprises reçoivent des droits à polluer qu’elles peuvent acheter ou vendre. En France, ces quotas sont soumis à la TVA. Des escrocs (dont des figures du milieu franco-israélien comme Arnaud Mimran, Marco Mouly et d’autres) exploitent la faille :
- Ils achètent les quotas hors taxes à l’étranger.
- Ils les revendent en France avec TVA incluse.
- Ils empochent la TVA collectée et disparaissent sans la reverser à l’État.
Des sociétés écrans, des montages rapides, des fonds blanchis dans l’immobilier, les jeux ou à l’étranger. Le tout en quelques mois. Quand l’État réagit enfin, le marché du carbone s’effondre et les fraudeurs sont déjà loin. Des condamnations tombent des années plus tard (8 ans de prison pour certains), mais l’argent ? En grande partie volatilisé.
C’est l’escroquerie du siècle : un système écologique vertueux sur le papier, transformé en machine à voler les contribuables. La taxe carbone, censée sauver la planète, a surtout enrichi des réseaux criminels.
Les liens avec Netanyahu et le milieu franco-israélien
L’affaire prend une dimension géopolitique avec Arnaud Mimran, figure centrale d’une des branches de la fraude (283 millions d’euros détournés dans son réseau). Cet homme d’affaires franco-israélien, condamné dans cette affaire et impliqué plus tard dans d’autres dossiers criminels, a reconnu avoir financé des activités liées à Benjamin Netanyahu. Des dons remontant à 2001 (avant la fraude), estimés à plusieurs dizaines ou centaines de milliers de dollars selon les versions, pour des activités publiques ou privées du futur Premier ministre israélien.
Le bureau de Netanyahu a minimisé : dons légaux à l’époque où il n’était pas au pouvoir. Mais l’affaire a embarrassé Jérusalem et nourri les soupçons sur des connexions entre certains milieux d’affaires franco-israéliens et le pouvoir israélien. La fraude à la taxe carbone a souvent été décrite comme une « spécialité » de réseaux franco-israéliens, avec plusieurs prévenus en Israël ou extradés.
Ces liens ne prouvent pas une implication directe de Netanyahu dans le vol organisé, mais ils illustrent comment l’argent sale circule et peut servir des agendas politiques. La France a perdu des milliards pendant qu’une partie de cet argent prenait des chemins troubles vers l’étranger.
Une arnaque d’État par imprudence (ou complaisance ?)
Au-delà des fraudeurs, la responsabilité politique est écrasante. Un marché européen naif, une surveillance défaillante de Bercy et de la Caisse des Dépôts, une TVA appliquée bêtement sur des produits financiers : tout était réuni pour le casse du siècle. Les alertes ont été ignorées. Résultat : les honnêtes contribuables paient la facture, pendant que les pollueurs « officiels » et les escrocs s’enrichissent.
Aujourd’hui, la taxe carbone continue sous d’autres formes (contribution climat-énergie, ETS européen, etc.). Elle pèse sur les ménages, les agriculteurs, les transporteurs, au nom de l’urgence climatique. Mais après ce fiasco historique, comment faire confiance ? Ce système n’a-t-il pas surtout créé une nouvelle rente pour les intermédiaires, les spéculateurs et les États voraces ?
La fraude carbone n’est pas qu’une affaire judiciaire : c’est le symbole d’une escroquerie idéologique. On vend du sauvetage de la planète, on crée un marché opaque, et on se fait voler par des professionnels pendant que le peuple trinque. Des milliards perdus qui auraient pu servir à de vrais investissements, à la recherche ou à la protection des plus modestes.
La France a connu des scandales financiers, mais celui-là reste inégalé par son ampleur et sa rapidité. Il est temps de tirer les leçons : transparence totale sur les marchés carbone, fin des montages opaques, et surtout, un débat honnête sur l’efficacité réelle de ces taxes qui frappent d’abord les citoyens ordinaires.
Assez des grandes arnaques vendues en vert. Les contribuables méritent la vérité, pas de nouveaux impôts déguisés.
LA Rédaction du National Emancipé

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