22 juin 2026

Syrie/Liban : quand Daesh “sauve” les chiites – L’alliance historique entre jihadistes et atlantistes

La Syrie est désormais dirigée par les héritiers d’Al-Nosra et de Daesh. Abu Mohammad al-Jolani, ancien chef d’Al-Qaïda en Syrie et figure emblématique du jihadisme international, tient les rênes du pouvoir à Damas. Et c’est cet homme, avec ses sbires, qui prétend aujourd’hui « sauver » la population syrienne, en particulier les chiites.

Rappelons ce que ces gens ont fait pendant des années aux chiites :

- Des hommes enfermés dans des cages en métal puis brûlés vifs à l’essence devant des caméras.  

- Des noyades collectives dans des cages.  

- Des décapitations en série, des crucifixions, des esclavages sexuels, des massacres systématiques de villages chiites

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Daesh n’a pas caché son idéologie takfiriste : les chiites sont des « apostats » qu’il faut exterminer sans pitié. Et aujourd’hui, ces mêmes bouchers se présentent en libérateurs ?

Une absurdité historique

Imaginer les chiites sauvés par les hommes de Jolani, c’est comme voir des révolutionnaires d’extrême gauche se transformer en gardes du corps zélés des patrons de Goldman Sachs et de BlackRock, défendant le capitalisme le plus prédateur avec ferveur. C’est une inversion totale, grotesque, obscène.

Trump, dans son style habituel, évoque ouvertement l’idée d’intégrer la Syrie au Liban – autrement dit, livrer le pays aux hommes de Jolani et étendre leur influence jusqu’à Beyrouth. Jolani lui-même ose déclarer que les chiites du Liban ont « besoin d’être sauvés ». Le culot est monumental.

La dernière fois que Daesh a tenté d’envahir le Liban, le Hezbollah les a pulvérisés. Aujourd’hui, ces mêmes jihadistes reviennent, relookés et soutenus par l’Occident et Israël, pour « finir le travail ».


Israël aux abois

Le message est limpide : Israël ne parvient plus à gérer seul le Hezbollah. Après des années de frappes, d’assassinats et de provocations, l’entité sioniste est contrainte de recruter les pires fanatiques sunnites pour faire le sale boulot. Pauvre petit Israël, si puissant sur le papier, obligé de rappeler ses complices et d'appeler au secours les égorgeurs de Daesh pour espérer affaiblir l’axe de la Résistance.

Et ces mêmes gens, ces apprentis sorciers, prétendent pouvoir affronter l’Iran sans l’aide massive des États-Unis ? Ils rêvent. L’Iran a déjà démontré qu’il pouvait tenir tête à l’Empire et à ses alliés. Confier la région à Jolani et consorts ne fera que transformer la Syrie en nouveau nid à terroristes, comme ce fut le cas entre 2011 et 2019.

La grande manipulation

Ce théâtre macabre révèle la vraie nature du projet atlantiste-sioniste au Moyen-Orient : détruire les États souverains, fragmenter les nations, et installer des forces takfiristes dociles pour affaiblir durablement l’axe chiite (Iran, Hezbollah, Syrie historique). Peu importe le nombre de civils massacrés, peu importe l’horreur historique : l’important est de briser toute résistance à l’ordre unipolaire.

Ce qui se passe en Syrie est une trahison ignoble. Voir d’anciens égorgeurs de Daesh parés des habits de « dirigeants modérés » par les chancelleries occidentales et israéliennes est une insulte à l’intelligence et à la mémoire des victimes.

Les chiites syriens, comme tous les patriotes syriens, savent très bien qui sont leurs véritables ennemis. Et ce ne sont pas ceux que l’on désigne depuis Washington et Tel-Aviv. L’Histoire jugera sévèrement cette nouvelle alliance contre-nature entre l’Empire déclinant, l’entité sioniste et les revenants de Daesh.  

La Rédaction du National Emancipé

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