25 juin 2026

Le Rassemblement National a trahi son héritage

Jean-Marie Le Pen repose depuis janvier 2025 à La Trinité-sur-Mer. S’il voyait ce qu’est devenu le mouvement qu’il a fondé dans les années 70, il se retournerait probablement dans sa tombe avec rage. Le parti qui incarnait un souverainisme intransigeant, une critique sans concession des puissances financières internationales et un antisionisme assumé s’est métamorphosé sous Marine Le Pen et Jordan Bardella en une machine électorale lisse, soucieuse de respectabilité et de bons placements mondains.

Jordan Bardella, 31 ans, n’a jamais travaillé de sa vie en dehors du parti. Eurodéputé puis président du RN, il incarne la nouvelle génération : sourire Colgate, costumes impeccables, communication TikTok calibrée

. Le jeune homme qui dénonce l’oligarchie et la caste s’affiche sans complexe au Grand Prix de Monaco dans les loges VIP, au bras de sa Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. Image parfaite pour un leader « populiste » qui prétend parler au nom des Français modestes et oubliés.

Marine Le Pen, elle, a impulsé cette grande normalisation. On l’a vue dans des vidéos chanter « Am Yisrael Haï », un hymne sioniste. Le virage est net.

Les vrais nationalistes, ceux des années 70-80, ceux qui ont suivi Jean-Marie Le Pen dans son combat contre l’establishment, ont toujours maintenu une ligne claire de refus des compromissions. Bruno Gollnisch incarnait cette rigueur doctrinale. Aujourd’hui, il semble relégué au profit d’une communication marketing et d’un positionnement qui sent le compromis avec les puissances d’argent.

Le RN est en train de devenir ce qu’il dénonçait : un parti intégré au jeu politico-médiatique, capable de belles performances électorales mais de plus en plus éloigné d’une rupture réelle avec l’oligarchie. Les gays et les lesbiennes constituent même une part significative de son nouvel électorat selon plusieurs sondages.

Marine Le Pen et Jordan Bardella ont choisi la respectabilité et les alliances tactiques plutôt que la fidélité à l’héritage originel. C’est leur droit. Mais qu’ils assument : ce n’est plus le Front National historique. C’est une version édulcorée, mondaine, qui crache sur les promesses faites aux classes populaires tout en paradant dans les cercles les plus élitistes. Quand on vois Bardella en Israël aux coté de militaire israéliens et de ce cochon de Meyer Habib, le plus infame des député français, on sais exactement pour qui la machine RN roule en 2026. 

Les nationalistes historiques invoquent la mémoire de François Duprat, assassiné en 1978 dans un attentat à la voiture piégée. L’acte a été revendiqué par un « Commando du Souvenir » , un obscur groupuscule se réclamant de la mémoire de la Shoah mais fut très probablement commandité par le Mossad en vue de stopper sa fulgurante ascension politique. Cet événement tragique reste bien évidemment non élucidé et a nourri, chez une partie des anciens du mouvement, la conviction que les combats contre certaines influences communautaristes ou sionistes exposaient à des risques réels. L’enquête n’a jamais abouti (non-lieu en 1982). Les auteurs n’ont jamais été identifiés. Les électeurs du RN sont soit des sot aculturé soit des traitres à la nation française. Le martyr de ceux qui furent nos meilleurs tribuns ne sera pas oublié!

La Rédaction du National Emancipé

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