C’est le député UMP qui lance la conversation, et évoque l’interview accordée par Manuel Valls au JDD, ce dimanche 2 février, dans laquelle le ministre appelle à un "sursaut de la gauche", et se plaignait d'un climat politique comparable à "celui des "années 1930", appelant la "droite républicaine (...) à se démarquer clairement des mouvements qui n'acceptent pas la démocratie et les choix du Parlement".
C’est précisément cette référence aux années 30 qui agace Pierre Lellouche :
- Tu y es allé un peu fort dans ton interview, on n’est pas le 6 février 1934 !
La réponse de Manuel Valls est lapidaire :
- Je t’emmerde !
Et celle de Pierre Lellouche a été … tout aussi fleurie :
- La réciproque est vraie. Je t’emmerde aussi. On n’est pas le 6 février 1934.
Quelques heures plus tard, Pierre Lellouche, confirmant l'échange, s’agace auprès du Lab :
- Jamais en vingt ans de politique on ne m’a parlé avec une telle violence. On ne parle pas comme ça à un député, à un ancien ministre !
Et assure sentir au sein du gouvernement un "raidissement idéologique inouï" :
- Tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux sont des factieux, des fascistes, c’est intolérable.
Un autre député UMP, qui a assisté à l'échange, a confirmé l'intégralité de l'échange, parlant d'une "altercation virile", signe, selon lui "d’un mauvais climat politique".
L’entourage de Manuel Valls, contacté par le Lab ce mardi, n’a pas donné suite à nos appels, mails, textos et DM.
Source : Le Lab Europe 1
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