9 juil. 2026

La manœuvre macroniste : de la loi Yadan censurée à la loi « cohésion républicaine », un nouveau bâillon contre toute critique de l’État d’Israël

Alors que le gouvernement Macron, aux abois, tente de redorer son blason républicain à quelques encablures de l’échéance présidentielle, Aurore Bergé, ministre déléguée à la Lutte contre les discriminations, a présenté ce jour en Conseil des ministres son fameux « projet de loi de cohésion républicaine ». Sur X (ex-Twitter), elle claironne : un texte « pour mieux protéger les victimes, mieux sanctionner les auteurs » et « ne plus jamais transiger avec la haine ». Les mots sont beaux, le dessein est clair : recycler la défunte loi Yadhan sous un emballage plus consensuel pour museler durablement la liberté d’expression.

Rappelons les faits. La proposition de loi Yadan (du nom de la députée Renaissance Caroline Yadan), censée combattre les « nouvelles formes d’antisémitisme », avait suscité une levée de boucliers massive au printemps 2026. Pétition à plus de 700 000 signatures, manifestations, alertes de multiples ONG et de nombreux défenseurs des libertés publiques : ce texte élargissait dangereusement le délit d’apologie du terrorisme aux formes « implicites », créait un délit d’appel à la destruction d’un État reconnu par la France (lire : Israël) et étendait le négationnisme à toute comparaison jugée « relativisante ». En clair, critiquer la politique coloniale, les bombardements sur Gaza ou l’idéologie sioniste risquait de vous valoir prison et amende. Devant le tollé, le texte a été retiré.

Quelques mois plus tard, le même gouvernement nous ressert la soupe réchauffée sous un nouveau nom ronflant : « cohésion républicaine ». Même combat, mêmes promoteurs, même objectif. Derrière les incantations à la protection des victimes et à la lutte contre le racisme se cache la volonté de rendre illégitime, et bientôt illégale, toute dénonciation des agissements de l’État d’Israël lorsqu’ils violent le droit international, les droits de l’homme et les principes les plus élémentaires de justice.

Une loi taillée sur mesure pour protéger l’impunité sioniste

On ne transige plus avec la haine, dit Bergé ? Parfait. Mais alors pourquoi cette obstination à confondre volontairement antisémitisme et antisionisme ? Pourquoi vouloir criminaliser la critique d’une politique étatique – celle d’Israël – quand des voix juives elles-mêmes, en Israël comme en diaspora, la dénoncent comme raciste, expansionniste et contraire aux valeurs universalistes ? 

Le National Émancipé l’a toujours affirmé : l’antisémitisme est interdit par la loi. Et instrumentaliser la Shoah pour interdire l’exercice légitime de la critique politique relève de la manipulation la plus grossière. C’est exactement ce que vise ce projet de loi : faire de la « défense d’Israël » un nouvel article de foi républicaine, intouchable, au-dessus des lois et des faits.

On ne pourra bientôt plus parler de colonisation des territoires palestiniens, d’apartheid dénoncé par de nombreuses organisations internationales, de massacres de civils ou de violations répétées du droit humanitaire sans risquer d’être accusé de « relativiser », d’« inciter implicitement » ou de porter atteinte à la « cohésion républicaine ». La manœuvre est grossière : transformer la critique légitime d’un État et de son idéologie en délit d’opinion.

La République confisquée par les lobbies

Ce n’est pas un hasard si ce texte arrive dans un contexte où le pouvoir macroniste est en pleine déroute : impuissance face à la montée des inégalités, échecs sécuritaires patents, soumission aux injonctions atlantistes et européistes. Il faut un ennemi intérieur pour ressouder les rangs : le « haineux », le « complotiste », l’« antisioniste » qui ose dire que les intérêts d’un État étranger ne sauraient primer sur la souveraineté française et la liberté de penser.

Le National Émancipé refuse cette captation de la France. La vraie cohésion passe par la justice sociale, la défense de la laïcité sans concession, la fin de l’immigration de peuplement et la liberté d’expression sans tabou. Pas par l’instauration d’un délit d’opinion au service d’une puissance étrangère et de son lobby.

Nous appelons tous les patriotes, les authentiques, les défenseurs des libertés et les anticolonialistes conséquents à rejeter massivement ce projet liberticide. La France ne sera pas la succursale idéologique de Tel-Aviv. La critique de l’idéologie sioniste et des crimes commis au nom d’Israël restera un droit imprescriptible.

Résistance à la censure ! Liberté d’expression d’abord ! 

Le National Émancipé continuera, quoi qu’il arrive, à dire ce que d’autres n’osent plus nommer. La vérité n’a pas besoin d’être protégée par des lois scélérates ; elle s’impose par elle-même.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Résistance à la censure ! Liberté d’expression d’abord !