18 juil. 2026

« Free Palestine » au Trocadéro : quand les sionistes transforment la solidarité en scandale d’État

Le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vel’ d’Hiv , un message simple et légitime a été projeté sur les murs du Trocadéro : « Free Palestine ». Un cri de conscience universel contre l’occupation, les bombardements indiscriminés et la colonisation continue. 

Au lieu d’un débat serein, la machine sioniste s’est immédiatement mise en marche. CNews titre en boucle sur un « franchissement de cap dans la banalisation du mal et l’apologie du terrorisme ». Corine Serfati Chetrit, sur Punchline, et Franck Tapiro, dans sa vidéo virulente, hurlent à la « propagande terroriste » diffusée sans intervention policière. D’autres voix, comme celle de Shanon Seban, exigent que le mot « génocide » soit réservé exclusivement à la Shoah et interdit pour Gaza. 

Cette hystérie collective n’est pas une défense de la mémoire juive. C’est une ingérence brutale dans le débat public français au service de l’État d’Israël et de son lobby.

Une instrumentalisation cynique de la Shoah

Les sionistes instrumentalisent sans vergogne leur Shoah pour museler toute critique d’Israël. Projeter « Free Palestine » le 16 juillet n’est pas une insulte aux victimes du Vel’ d’Hiv : c’est rappeler que les mécanismes de domination, d’expulsion et d’effacement d’un peuple persistent aujourd’hui en Palestine. 

Israël n’est pas un État comme les autres. C’est un régime colonial expansionniste qui, depuis des décennies, viole le droit international, pratique l’apartheid (comme l’ont documenté de nombreuses organisations de droits humains), et poursuit une politique systématique de nettoyage ethnique. Gaza n’est pas un « conflit » : c’est une prison à ciel ouvert soumise à des bombardements massifs, des restrictions inhumaines et une politique de punition collective. Le terme « génocide » n’est pas une insulte à la mémoire juive – il est l’expression d’une réalité juridique et humaine que refusent d’admettre ceux qui ont fait du sionisme une religion d’État intouchable.

La France, colonie israélienne ?

Ce qui se passe en France est sidérant. On se croirait dans le bureau du ministre Itamar Ben-Gvir plutôt qu’à Paris. Des médias comme CNews, des commentateurs professionnels de l’indignation sélective, et une partie de la classe politique se mobilisent pour protéger l’image d’Israël au détriment de la liberté d’expression des Français. 

Le droit inaliénable du peuple palestinien à résister à l’occupant est bafoué. Quand un peuple est colonisé, spolié, bombardé quotidiennement, privé de terre, d’eau et de dignité, la résistance n’est pas du « terrorisme » : c’est un droit légitime reconnu par le droit international lui-même. Le Hamas et d’autres groupes armés sont le symptôme d’une oppression structurelle vieille de 1948. Refuser ce constat, c’est choisir le camp du colon contre celui du colonisé.

Sionisme ≠ Judaïsme

Il est urgent de le répéter : nous combattons le sionisme, pas le judaïsme. Le sionisme politique, qui a transformé une religion en projet nationaliste colonial, instrumentalise les juifs de France et du monde comme bouclier. Les vrais amis du peuple juif sont ceux qui refusent cette captation et qui s’opposent à la politique criminelle d’un État qui, par ses actes, alimente l’antisémitisme qu’il prétend combattre.

La France prend un axe dangereux. En laissant une puissance étrangère et son lobby dicter ce qui est dicible ou non sur son sol, elle renonce à sa souveraineté. 

Soutien total à la cause palestinienne. Free Palestine n’est pas une insulte : c’est un impératif moral et politique. Face aux usurpateurs qui veulent monopoliser la souffrance et imposer le silence, nous ne nous tairons pas. La résistance palestinienne est légitime. La solidarité avec Gaza et la Cisjordanie est un devoir. 

Que les sionistes crient au scandale. Leur indignation sélective révèle surtout leur peur : celle de voir leur propagande s’effriter face à une opinion publique de plus en plus consciente de la réalité coloniale en Palestine. 

Free Palestine. Du fleuve à la mer.

La Rédaction du National Émancipé 

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