Interrogé le 10 avril 2013 sur le film «Présumé coupable», librement inspiré de l'affaire d'Outreau, le cinéaste avait déclaré : «Quand vous voyez le film, je ne suis pas pour la peine de mort, mais c'est quelqu'un que vous avez envie d'exécuter, le juge d'Outreau».
«On ne peut appeler à la mise à mort d'un juge»
Pour sa défense, il avait fait valoir à l'audience qu'il était interrogé sur le film, non sur l'affaire en elle-même, et qu'il avait évoqué le personnage du magistrat dans le long métrage et non le vrai juge Burgaud.
Un argument qui a suffisamment convaincu les juges pour ne pas suivre les réquisitions du parquet, qui avait réclamé une amende de 3 000 euros. «Le tribunal a justement estimé que M. Tavernier était allé au-delà de ce qu'on pouvait attendre, a déclaré l'avocat de Fabrice Burgaud, Patrick Maisonneuve. On ne peut appeler à la mise à mort d'un juge.»
L'affaire d'Outreau a éclaté en 2001 et donné lieu à deux procès, un en 2004 devant la cour d'assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) et l'autre devant la cour d'assises d'appel de Paris fin 2005. Treize des dix-sept accusés ont été acquittés, après parfois trois ans de détention provisoire. Alors juge d'instruction au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, Fabrice Burgaud a instruit le dossier en 2001 et 2002 avant de le céder pour rejoindre la section anti-terroriste du parquet de Paris.
«On ne peut appeler à la mise à mort d'un juge»
Pour sa défense, il avait fait valoir à l'audience qu'il était interrogé sur le film, non sur l'affaire en elle-même, et qu'il avait évoqué le personnage du magistrat dans le long métrage et non le vrai juge Burgaud.
Un argument qui a suffisamment convaincu les juges pour ne pas suivre les réquisitions du parquet, qui avait réclamé une amende de 3 000 euros. «Le tribunal a justement estimé que M. Tavernier était allé au-delà de ce qu'on pouvait attendre, a déclaré l'avocat de Fabrice Burgaud, Patrick Maisonneuve. On ne peut appeler à la mise à mort d'un juge.»
L'affaire d'Outreau a éclaté en 2001 et donné lieu à deux procès, un en 2004 devant la cour d'assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) et l'autre devant la cour d'assises d'appel de Paris fin 2005. Treize des dix-sept accusés ont été acquittés, après parfois trois ans de détention provisoire. Alors juge d'instruction au tribunal de grande instance de Boulogne-sur-Mer, Fabrice Burgaud a instruit le dossier en 2001 et 2002 avant de le céder pour rejoindre la section anti-terroriste du parquet de Paris.
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