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11 juin 2013

Il a fallu un feu vert israélien pour la désignation de Samantha Power à l’ONU

Samantha Power Samantha Power n’est pas seulement une jolie femme, c’est aussi une universitaire qui s’est lancée dans l’action politique dans son pays, les Etats Unis.

Elle fait partie de l’équipe des fidèles de Barack Obama qui vient de la désigner pour succéder à Susan Rice comme ambassadrice des USA auprès de l’ONU, un poste pour lequel le choix présidentiel doit recevoir l’aval du Sénat.

Pour arriver à ce que beaucoup considéreraient comme le point culminant d’une carrière, où à tout le moins une étape décisive, Samantha Power a dû cependant compter sur d’autres atouts que ses compétences et la confiance de l’exécutif.



En effet, nous apprend le New York Times, la confirmation par le Sénat de Mlle Power n’a été garantie que tout récemment, grâce à l’approbation explicite et publique de sa nomination par Michael B. Oren, ambassadeur de l’entité sioniste à Washington.

Une telle démarche de la part d’un diplomate étranger est non seulement incongrue mais tout simplement contraire aux usages diplomatiques et donnerait lieu à une manifestation de mécontentement dans tout Etat qui se respecte, c’est-à-dire dans tout pays qui n’est pas une république bananière.

L’approbation formulée par M. Oren intervient après une période pendant laquelle Mlle Power a été mise à l’épreuve et a dû renier en pleurnichant, au sens propre du terme, devant le gratin du lobby sioniste certaines prises de position qu’Abraham Foxman H. Foxman, le patron de l’Anti Defamation league [ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis] qualifie en quelque sorte d’erreurs de jeunesse.


Le choix pour le poste à l’ONU reçoit le vote de confiance d’Israël


 Par Mark Landler, The New York Times (USA) 7 juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

WASHINGTON — Samantha Power, choisie par le président Obama pour être la prochaine ambassadrice aux Nations Unies, se heurte à la résistance de groupes pro-israéliens pour des propos qu’elle avait tenus à une époque sur Israël et les Palestiniens. Mais vendredi, elle a obtenu un vote de confiance inattendu de la part du représentant de l’Etat d’Israël aux Etats-Unis.

Michael B. Oren , l’ambassadeur d’Israël à Washington, a déclaré dans une interview que Mme Power, journaliste et universitaire qui a beaucoup écrit et traité des violations des droits de l’homme, avait une profonde compréhension des questions de sécurité d’Israël et de la sympathie pour ses préoccupations.

Normalement, a expliqué M. Oren, un officiel du gouvernement israélien ne devrait pas faire de commentaires sur une nomination présidentielle qui requiert une confirmation du Sénat. Il a indiqué qu’il avait décidé de faire une exception dans son cas pour dissiper l’impression que le gouvernement israélien avait des réserves par rapport à elle.

Mercredi, M. Oren a posté des messages sur Twitter pour saluer la nomination de Susan E. Rice comme conseillère à la sécurité nationale – une fonction qui ne nécessite pas de confirmation du Sénat – et pour louer son prédécesseur, Tom Donilon. Il avait gardé le silence sur Mme Power.

Vendredi, M. Oren a déclaré qu’Israël "fera bon accueil à quiconque sera désigné par le président et confirmé par le Sénat comme ambassadeur auprès des Nations Unies." Mais il ajoutait: "Samantha Power et moi avons travaillé en étroite collaboration au cours des quatre dernières années sur des questions vitales pour la sécurité d’Israël. Elle connaît à fond ces questions et leur porte un intérêt extrême ".

 

Les commentaires de M. Oren pourraient apaiser les effets persistants de propos que Mme Power avait tenus avant d’entrer au gouvernement au sujet de la politique américaine envers Israël.

Entre autres choses, elle avait déclaré que les Etats-Unis auraient besoin de prendre un engagement "mammouth" pour obtenir (la création) d’un Etat palestinien – une démarche qui pouvait signifier s’aliéner les juifs américains, un groupe qu’elle présentait comme ayant un «poids politique et financier énorme.»

 

La Republican Jewish Coalition et la Zionist Organization of America avaient exprimé leur opposition à Mlle Power. Dans un communiqué, Morton A. Klein, le président au niveau national de la Zionist Organization [of America], avait dit, «Le bilan de Mlle Power montre avec clarté qu’elle est viscéralement hostile à Israël.»

Chuck Hagel, choisi par M. Obama pour le poste de Secrétaire à la Défense, avait également été accusé d’être anti-Israël. Il avait défendu son bilan et avait été confirmé par le Sénat avec une majorité relativement serrée.

Les officiels de la Maison Blanche disent ne pas avoir d’inquiétudes sur les perspectives [de confirmation au Sénat] de Mme Power, observant qu’elle n’a pas été mêlée à la dispute sur l’attaque contre la mission diplomatique américaine à Benghazi en Libye et que son plaidoyer pour une intervention militaire en Libye lui vaudrait les faveurs des faucons comme le sénateur de l’Arizona, John McCain.

De fait, M. McCain a déclaré dans un communiqué publié mercredi, "je crois qu’elle est bien qualifiée pour ce poste important." Et le vendredi, un autre faucon républicain, le sénateur Lindsay Graham de Caroline du Sud, a déclaré que Mme Power était un «choix solide » [sic] pour représenter les Etats-Unis dans "une institution de plus en plus hostile".

 

Mlle Power bénéficie de plusieurs soutiens juifs de premier plan, dont Alan Dershowitz, le professeur à la faculté de droit d’Harvard, et Joseph I. Lieberman, l’ancien sénateur du Connecticut.

Certains leaders pro-israéliens disent comprendre les propos de Mlle Power comme des indiscrétions d’une jeune femme dans un milieu universitaire. Ils disent que son travail dans l’administration Obama, où elle était dans l’équipe de direction du national Security Council, a été marqué par un soutien constant à Israël et à l’alliance israélo-américaine.

 

Mlle Power a aussi cultivé les relations avec les organisations juives américaines, et a rencontré en 2011, 40 dirigeants de ces organisations devant lesquels elle a exprimé ses regrets pour certains de ses [anciens] propos et s’est défendue avec des mots chargés d’émotion contre les accusations de parti pris anti-Israël.

« Ses opinions découlaient de l’environnement politique et culturel dans lequel elle se trouvait à l’époque,” explique Abraham H. Foxman, le directeur national de l’ Anti-Defamation League . Elle a mûri et a évolué, et j’ai hâte de travailler avec elle aux Nations Unies. »


Source: Mounadil Djazaïri

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