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9 déc. 2013

Goldman Sachs menace de quitter Londres si le Royaume-Uni sort de l’Union européenne

La banque d’affaires redoute que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne. Elle menace de déplacer le gros de ses activités en zone euro, à Paris ou Francfort.

Une grande tour Goldman Sachs à la Défense avec 5 500 personnes constituant le gros des équipes européennes ? Ce n’est plus tout à fait une vue de l’esprit. Michael Sherwood, vice-président
de la banque et co-directeur général de ses activités internationales, a en effet expliqué mardi matin à un groupe de correspondants étrangers à Londres que son établissement était prêt à délaisser la City si les Britanniques décidaient de sortir de l’Union européenne à la suite d’un référendum. «  Nous conserverions notre stratégie de "hub" en Europe avec le gros de nos équipes regroupées en un même centre, parce que c’est ce qu’il y a de plus efficace, explique-t-il. Du coup, si la Grande-Bretagne quittait l’Union européenne, nous serions prêts à déplacer la plupart de nos effectifs en zone euro, Paris et Francfort étant les deux points de chute les plus probables ».

La banque d’affaires américaine précise que cette perspective est encore éloignée, ne serait-ce que parce qu’il n’est pas encore sûr qu’un référendum aura lieu outre-Manche. Mais Michael Sherwood estime que les risques de sécession britannique ne sont plus minuscules. [...]

Pour Michael Sherwood, une sécession britannique serait un coup dur pour la finance en général. « Les autorités britanniques ont une longue expérience de gestion d’un grand centre international, cela prendrait du temps pour créer un environnement similaire ailleurs », explique-t-il. Ce dirigeant soutient les projets de réforme de l’Europe exprimés par David Cameron, le Premier ministre britannique, mais il estime « que pour le gros des activités de marchés de capitaux, il est possible de faire des affaires à l’intérieur de l’Union européenne ». Il note même que la taxe sur les transactions financières devrait finalement être gérable pour les acteurs de la finance, s’il y avait un compromis qui ressemble aux taxes nationales existantes.


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