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25 mai 2013

L'Unedic prévoit une hausse du chômage en 2013 et 2014

L'Unédic, chargée de la gestion de l'assurance-chômage, a indiqué s'attendre à une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs en 2013 et en 2014.
L'Unédic, chargée de la gestion de l'assurance-chômage, a indiqué s'attendre
 à une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs en 2013 et en 2014. | AFP/FRED DUFOUR
A contre-courant de l'objectif de François Hollande, l'Unedic a annoncé jeudi 23 mai s'attendre à une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs en 2013 et en 2014. L'organisme paritaire chargé de la gestion de l'assurance-chômage a également annoncé s'attendre à un déficit de 4,8 milliards d'euros pour 2013 et 5,6 milliards fin 2014.

Alors que le chef de l'Etat maintient son objectif de renverser la tendance à la fin de l'année, l'Unedic estime que, sur le reste de l'année 2013, la hausse du nombre d'inscrits en catégorie A (sans activité) se poursuivrait, "mais à un rythme moindre", pour atteindre 3,3 millions d'inscrits en décembre, soit 178 700 inscrits de plus sur l'année.

L'Unédic évoque un ralentissement sensible : alors que l'on comptait 99 200 inscrits supplémentaires au 1er trimestre 2013, ils ne seraient plus que 4 900 au 4etrimestre. En mars, 3,2 millions de chômeurs sans activité étaient inscrits à Pôle emploi, un record. En 2014, la hausse se poursuivrait, avec 128 700 inscrits supplémentaires en catégorie A.

SAPIN MAINTIENT LA PROMESSE "D'INVERSER LA COURBE DU CHÔMAGE"

Ces prévisions "intègrent l'impact du CICE [crédit d'impôt compétitivité, ndlr], qui commencerait à créer des emplois au second semestre 2013", et la mise en œuvre des emplois d'avenir, a précisé Vincent Destival, directeur général de l'Unedic. "Le gouvernement et le président de la République ont fixé une ambition, ce n'est pas une promesse, il y a une grosse différence", a souligné le président de l'Unedic, Jean-François Pilliard (Medef).

Pour le ministre du travail, Michel Sapin, la prévision de l'Unedic, "conforte l'analyse du gouvernement et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin 2013 et au-delà". Il retient que l'organisme "anticipe une stabilisation du nombre de demandeurs d'emploi en fin d'année", avec seulement 4 900 inscrits supplémentaires prévus au quatrième trimestre (contre + 99 200, + 48 400 et + 26 200 aux trois premiers trimestres).

L'Unedic a par ailleurs maintenu ses prévisions de déficit pour 2013, à 4,8 milliards d'euros fin 2013, portant la dette – déficit cumulé – à 18,5 milliards. Fin 2014, le déficit annuel pourrait atteindre 5,6 milliards d'euros et la dette cumulée 24,1 milliards.

Ces nouvelles prévisions sont basées sur des hypothèses de croissance révisées à la baisse et les actuelles règles d'indemnisation, qui seront renégociées en fin d'année. Sur la base du consensus des économistes, l'Unedic retient désormais – 0,2 % sur 2013. Sa première projection pour 2014 est, elle, basée sur une croissance de + 0,7 %.

DES RÈGLES D'INDEMNISATION À REVOIR

Ces prévisions mettent en difficulté l'organisme piloté par les partenaires sociaux, qui doivent remettre à plat les règles d'indemnisation cet automne lors d'une négociation qui s'annonce compliquée. L'Unedic devra ainsi renflouer ses caisses tout en accordant aux chômeurs les "droits rechargeables" leur permettant deconserver les droits acquis quand ils retrouvent un emploi, comme le prévoit la nouvelle loi sur la sécurisation de l'emploi.

Fin mars, François Hollande avait appelé les partenaires sociaux à mettre en place un système qui "encourage le retour vers l'emploi" et "se cumule davantage qu'aujourd'hui avec la reprise d'un emploi (...), même à temps partiel".

Le renchérissement des cotisations patronales sur certains CDD, également dans la loi, pourrait ne pas suffire à les financer. Pour trouver de nouvelles ressources, les marges de manœuvre sont faibles, les syndicats refusant catégoriquement de pénaliser les chômeurs.

La Cour des comptes, qui a préconisé en janvier une profonde révision du régime d'assurance-chômage, a notamment plaidé pour une baisse de l'allocation maximale, suscitant une levée de boucliers syndicale. L'allocation maximale (6 161,29 euros mensuels net) est touchée par seulement 1 600 personnes en France. En moyenne, les chômeurs indemnisés reçoivent 1 055 euros net par mois, soit 69 % de leur salaire net antérieur.


source : lemonde.fr

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