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21 mai 2013

Les transgéniques : 20 ans à alimenter ou à leurrer la planète ?



Généreusement entretenus par l’industrie des OGM, les mythes sur les soi-disant bénéfices des cultures transgéniques persistent. On peut résumer à cinq les mensonges que cette industrie répand : que les transgéniques alimentent la planète, qu’ils sont plus productifs, qu’ils permettront d’éliminer l’utilisation des produits agrochimiques, qu’ils coexistent harmonieusement avec les autres cultures et qu’ils sont parfaitement inoffensifs pour l’environnement et la santé.

C’est facile de dévoiler ces mensonges ; il suffit de porter un regard calme et objectif sur ce qui se passe vraiment sur le terrain, en se basant sur les données de l’industrie elle-même. La conclusion, après vingt ans de plantations transgéniques commerciales, est claire : aucune des promesses ne s’est réalisée, bien au contraire. Examinons les cinq points un par un.

Un article de GRAIN, publié dans le numéro 13 de la revue Soberanía Alimentaria.

PREMIER MYTHE. Les cultures transgéniques élimineront la faim dans le monde. 

C’est probablement l’argument préféré de ceux qui font la promotion de cette technologie. Ils le répètent sur toutes les scènes « sans les OGM, nous ne pourrons alimenter une planète qui compte chaque jour plus d’habitants. »

Mais trois constatations remettent les choses à leur place :

Les données de la FAO montrent clairement, année après année, qu’au niveau mondial, la production d’aliments est plus que suffisante pour nourrir tout le monde. La faim n’est pas simplement une question de productivité, c’est aussi une question d’accès à la terre et aux autres ressources nécessaires pour produire les aliments. En fin de compte, la faim est une conséquence de la pauvreté et de l’exclusion !

Les cultures transgéniques produites commercialement aujourd’hui n’ont pas été conçues pour combattre la faim dans les pays du Sud. Il ne s’agit pas de céréales destinées directement à l’alimentation des personnes. Au contraire, aujourd’hui, quatre cultures, le soja, le maïs, le colza et le coton, s’accaparent presque toute la superficie des cultures transgéniques sur la planète. Les trois premières sont destinées presque exclusivement à la production d’aliments pour les animaux aux États-Unis et en Europe, de combustibles pour les véhicules et d’huiles industrielles, alors que la dernière est utilisée pour la fabrication de vêtements.

En revanche, il existe une très douloureuse corrélation directe entre la croissance des cultures transgéniques et celle de la faim dans le monde rural. Dans des pays comme le Brésil et l’Argentine, les gigantesques plantations de maïs et de soja transgéniques – baptisées déserts verts – expulsent les habitants de leurs terres et les privent – les volent – de leurs moyens de subsistance. Et effectivement, la faim, la misère et les empoisonnements sont les conséquences pour beaucoup de gens de la campagne. Les cultures transgéniques occupent des millions d’hectares de terres agricoles fertiles que l’on pourrait utiliser pour produire des aliments !

L’année où l’on a planté pour la première fois des cultures commerciales d’OGM, environ 800 millions de personnes souffraient de la faim dans le monde ; maintenant, avec des millions d’hectares de cultures OGM, on en compte plus de 1 000 millions. Pourquoi ?

SECOND MYTHE. Les cultures transgéniques produisent plus

Plus qu’un mythe, cette affirmation est elle aussi un mensonge. Au plan génétique, la productivité d’une culture est trop complexe pour que l’on puisse facilement en manipuler la génétique. Les plantes sont des êtres vivants complexes, on n’est pas en train de jouer avec des pièces de « Lego ».

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TROISIÈME MYTHE. Les cultures transgéniques élimineront les produits agrochimiques

C’est en fait le contraire. Cette affirmation vient souvent accompagnée de l’exemple du soi-disant gène « Bt, » lequel est extrait de la bactérie Bacillus thurigiensis qui produit une toxine mortelle pour certaines chenilles. Lorsque ce gène est inséré dans les cultures comme le maïs et le coton, les plantes produisent la toxine de sorte qu’il n’est plus nécessaire – affirme-t-on – de les traiter par fumigation.

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QUATRIÈME MYTHE. Le droit de choisir est respecté, car les cultures transgéniques coexistent pacifiquement avec les autres types de cultures.

La liberté de choix est un autre argument que brandissent ceux qui font la promotion des transgéniques – que chaque agriculteur ou agricultrice décide lui-même ou elle-même d’utiliser ou non les transgéniques ; il n’y a aucune imposition. Mais cet argument fait fi d’une loi fondamentale de la biologie : les plantes d’une même espèce se croisent entre elles et plus tôt que tard, les gènes insérés artificiellement dans les cultures transgéniques finissent par apparaître dans les cultures conventionnelles.

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La science des transgéniques ne progresse pas :

Les transgéniques sont entre les mains d’une poignée d’entreprises, la plus connue étant Monsanto qui, avec Dupont, Syngenta, BASF, Bayer et Dow, domine la recherche et les brevets sur les transgéniques. Ils contrôlent 60 % du marché mondial des semences et 76 % de celui des produits agrochimiques.

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ET LE CINQUIÈME MYTHE. Les transgéniques sont sans danger pour la santé et l’environnement.

Il faut au moins remettre en question la prétendue sécurité « sanitaire » des cultures transgéniques. Posons-nous une question. Allons-nous tout simplement laisser notre santé entre les mains de ce réseau d’agriculture industrielle dans laquelle les sociétés transgéniques contrôlent des sections entières des organismes de sécurité alimentaire et dictent leurs propres normes ? La souveraineté alimentaire signifie sans aucun doute que la population exerce un contrôle sur ce qu’elle mange.

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Pour lire l’article en entier, cliquer ICI
Un article de bbec.lautre.net, relayé par Jacques pour SOS-planete

A lire….

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