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30 nov. 2011

Paranoïa sécuritaire chez les milliardaires de Wall Street

Là bas ils commencent à trembler, espérons qu’en France aussi, car le vent risque de tourner….
Face au mouvement des « indignés » américains, les requins de la finance dépensent des milliers de dollars pour assurer leur sécurité. Des craintes qui font les affaires des sociétés de protection.

Ils appellent lorsqu’ils apparaissent sur la liste des 400 Américains les plus riches établie par le mensuel Forbes. Ils appellent lorsque sont publiés les classements annuels des fonds spéculatifs les plus performants, lorsque leur nom est mentionné par un journaliste de la chaîne d’information financière CNBC ou que leurs enfants se rendent à l’étranger. Et, ces jours-ci, ils appellent parce que les manifestants du mouvement Occupy Wall Street nourrissent un ressentiment à leur égard qui les inquiète de plus en plus.
Les richissimes banquiers, les gestionnaires de fonds spéculatifs et les cadres des sociétés de capital-investissement de New York font depuis longtemps appel à des agences de sécurité privées pour les protéger eux et leur fortune. Alors que Wall Street fait face à une hostilité grimpante, les grands financiers redoublent de prudence. Pour les sociétés de protection des personnes, qui offrent aux plus fortunés des services spécialisés tels des systèmes de sécurité résidentiels très élaborés ou encore la possibilité d’être suivi par des gardes du corps vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le mouvement Occupy Wall Street est une véritable aubaine. « Cette année, nous devrions doubler notre chiffre d’affaires à New York, voire plus encore », indique Paul M. Viollis, cofondateur de Risk Control Strategies (RSK), une société qui compte parmi ces clients plusieurs hauts dirigeants de Wall Street.

Les services de protection destinés aux plus riches ont connu un premier pic d’activité au moment de la crise financière de 2008. En avril de cette année-là, un mois après l’effondrement de la banque d’investissement Bear Stearns, Lloyd C. Blankfein, le PDG de Goldman Sachs, a fait construire un portail de sécurité de deux mètres de haut pour contrôler l’accès à sa propriété des Hamptons. [Située à l’extrémité est de Long Island, cette enclave est le rendez-vous balnéaire de l’élite new-yorkaise.] A la même époque, le siège social de la banque d’investissement Lehman Brothers, une institution financière qui allait s’effondrer quelques mois plus tard, s’est doté d’un chien renifleur de bombes. En 2010, les Yes Men, deux spécialistes en canulars, ont encouragé leurs partisans à procéder à l’arrestation citoyenne du milliardaire et gestionnaire de fonds spéculatifs John A. Paulson. Selon une source proche du dossier, l’entreprise de Paulson aurait embauché des gardes du corps supplémentaires.


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