"Se repentir, cela veut dire quoi? Demander des excuses, cela veut dire quoi aussi? Moi, sincèrement, je pense qu'il faut dépasser tout cela", a-t-il déclaré à titre "personnel" au quotidien francophone Le Soir, en pleine résurgence de la polémique sur les 132 ans de colonialisme français, à un mois environ de la visite d'Etat en Algérie du président François Hollande.
"Je considère que ces choses là sont dépassées", a-t-il dit. "Aujourd'hui, il faut envisager l'avenir et je pense que ce n'est pas en ressassant perpétuellement les mêmes demandes, les mêmes exigences que l'on fera avancer les choses".
Parmi les projets d'avenir et les discussions en cours avec Paris, M. Ould Kablia a indiqué que l'accord bilatéral de 1968, lié à la circulation des personnes, était maintenu comme le voulaient les Algériens.
"La partie française propose aujourd'hui des avenants à cet accord mais qui vont dans le sens du confortement de cet accord et non de sa remise en cause", s'est-il félicité.
Le ministre algérien a fait état de "progrès immenses" dans la coopération sécuritaire avec la France. Après la formation de cadres sécuritaires algériens dans l'hexagone il a demandé "une seconde phase": former des formateurs pour tout ce qui concerne le rendement de l'administration territoriale.
Enfin, à propos de la reconnaissance par le président Hollande des massacres du 17 octobre 1961 de manifestants pacifiques algériens en faveur de
l'indépendance, M. Ould Kablia a estimé qu'il s'agissait d'"un problème interne" à la France. Cette reconnaissance est destinée "en quelque sorte (à) laver la conscience de l'Etat français des crimes qu'il a commis sur son territoire".
Source : Al Manar
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