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14 déc. 2013

Stévia «Made in France» cherche industriels pour sortir de terre..

Face à une intense concurrence de la Chine, une filière de production de stévia «Made in France» – cette plante dont on tire un édulcorant alternatif à l’aspartame – est prête à sortir de terre dans l’Hérault. Elle n’attend que les commandes des industriels.

«Nous, on fait du +Fauchon+», plaisante à moitié Charly Fabre, responsable du projet stévia à la Chambre d’agriculture de l’Hérault. Car pour avoir de la stévia tricolore, il va falloir mettre le prix, dit-il, sans toutefois le chiffrer.

Depuis 2010, il tente avec l’équipe du Centre d’expérimentation horticole (CEHM) de Marsillargues, de faire pousser de la stévia, une plante originaire du Paraguay, sur le sol français en agriculture raisonnée. Ils ont été les premiers à se lancer dans l’Hexagone, un an à peine après l’autorisation d’utiliser dans l’Union européenne la molécule (au fort pouvoir sucrant) issue de la stévia, la Rébaudioside A.

Pour eux, il y a un double enjeu: saisir à temps un marché en pleine expansion, la stévia étant prisée de grands groupes comme Coca-Cola pour remplacer l’aspartame dans leurs produits. Et trouver des cultures de diversification (kaki, céréales…) pour combler les friches laissées par les vignes arrachées, dans une région qui a connu une grave crise viticole. 

Après trois ans d’expérimentation, le bilan est mitigé. Car la stévia n’aime pas le froid et même à Montpellier, il fait encore trop frisquet à son goût. «Normalement, avec la stévia, on peut faire deux à trois récoltes par an. Chez nous, ça peut être deux, et encore si on plante tôt», explique Lucile Guigal-Merle, en charge du volet agronomique de ce projet.

«On sait la produire, mais à un certain coût. Et aujourd’hui, on est pas compétitifs» face à la stévia chinoise, qui représente 70% de la production mondiale, reconnaît Charly Fabre.

Et les rendements restent encore trop aléatoires, de 19 à 5 tonnes par hectare.

Crème de nuit à la stévia ?

Donc pour l’instant, outre les quelques parcelles d’essais dans l’Hérault, le Gard, l’Aude et les Pyrénées-Orientales, la Chambre d’agriculture de l’Hérault n’a poussé aucun agriculteur à s’y mettre. Elle souhaite d’abord mieux «cerner» la culture et attend d’avoir des débouchés concrets.

La solution pourrait venir de Provia Sud, une petite entreprise basée à Lunel qui a vu le jour en début d’année. Elle a l’ambition de «diversifier l’usage de la stévia en valorisant ses déchets», explique son cofondateur, Aurélien Picard…….

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Ce procédé a un autre gros avantage: il est garanti sans solvant (seule de l’eau est utilisée), contrairement à la stévia chinoise, dont la molécule est le plus souvent extraite directement en Chine, à l’aide de solvants et techniques non tracées….

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Source © 2013 AFP pour 20Minutes/économie

Le National Emancipé 2013

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