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27 sept. 2012

Nucléaire iranien: Netanyahu demande devant l'ONU une "ligne rouge claire"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé jeudi devant l'ONU l'établissement d'une "ligne rouge claire" pour empêcher l'Iran de se doter d'une arme atomique, assurant à l'aide d'un schéma que Téhéran serait bientôt en mesure d'en fabriquer une.

Photo sans trucage !
S'exprimant avant lui, le président palestinien Mahmoud Abbas a lancé une campagne pour que la Palestine obtienne le statut d'Etat non membre des Nations unies.


Illustrant son propos avec une pancarte représentant schématiquement une bombe, le Premier ministre israélien a milité pour empêcher l'Iran, qui en est actuellement à 70% selon lui, d'atteindre le seuil de 90% d'enrichissement de son uranium. Pour appuyer sa demande, il est allé jusqu'à tracer une ligne rouge au feutre sur le dessin.

"Au printemps prochain, au maximum l'été prochain au rythme où ils poursuivent actuellement l'enrichissement (...), ils pourront passer à l'étape finale", a assuré Benjamin Netanyahu. "Ils n'ont besoin que de quelques mois, peut-être quelques semaines, avant d'avoir suffisamment d'uranium enrichi pour la première bombe", a-t-il assuré.

"Le temps presse, il est très tard", a-t-il averti: "L'avenir du monde est en jeu (...), rien ne peut mettre davantage en péril notre avenir qu'un Iran doté d'armes nucléaires", a-t-il martelé.

Comparant un Iran doté d'armes nucléaires à "Al-Qaïda armé de bombes atomiques", M. Netanyahu a assuré que Téhéran "céderait" face à une "ligne rouge claire".

L'uranium faiblement enrichi peut servir dans des centrales électriques mais il faut un enrichissement de 90% au moins pour pouvoir en faire le "carburant" d'une bombe.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir mettre au point une bombe atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.

M. Netanyahu réclame depuis longtemps d'imposer à la République islamique "des lignes rouges claires" à ne pas franchir dans sa progression vers l'arme atomique sous peine de frappe préventive, mais Washington s'y est pour l'instant refusé.

"La grande majorité soutient notre initiative"

Mardi, Barack Obama avait affirmé devant l'ONU que "les Etats-Unis feraient ce qu'ils doivent faire pour empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire". Mais en pleine campagne pour la présidentielle du 6 novembre, il a dit privilégier la diplomatie et les sanctions pour faire plier Téhéran.

Jeudi après-midi, les chefs de la diplomatie des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, Russie, Royaume-Uni, France) et de l'Allemagne devaient se concerter sur les moyens de faire pression sur l'Iran.

S'exprimant avant lui à la tribune, M. Abbas avait pour sa part souhaité "que l'Assemblée générale adopte une résolution considérant l'Etat de Palestine comme un Etat non membre des Nations unies pendant cette session", qui se termine en septembre 2013.

Il y a un an, le dépôt solennel par le président palestinien de la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine avait été le temps fort de la précédente session de l'Assemblée.

"Nous sommes confiants que le grande majorité des pays du monde soutient notre initiative qui vise à sauver les chances d'une paix juste", a-t-il affirmé.

Il a aussi sévèrement critiqué la politique de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, qualifiée de "catastrophique" et "raciste", des remarques que le Premier ministre israélien a ensuite vertement dénoncé, évoquant un discours "diffamatoire" du président palestinien.

Il a enfin invité le Conseil de sécurité de l'ONU à "adopter d'urgence une résolution posant les bases d'une solution au conflit israélo-palestinien qui servirait de référence contraignante et de guide" en vue d'un accord de paix fondé sur une solution "des deux Etats, Israël et la Palestine".

Dans la matinée, le président birman Thein Sein avait pour sa part rendu un hommage sans précédent à l'opposante Aung San Suu Kyi et à ses "efforts en faveur de la démocratie", nouveau signe du changement d'ère dans le pays engagé dans de profondes réformes.

Source : Nouvel Observateur. 

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