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24 janv. 2012

Italie: des lettres de démission signées au moment de l’embauche

C’est purement et simplement hallucinant!!! Une info dingue! Donc les italiens qui veulent travailler n’ont pas eut le choix, en signant leur contrat de travail, ils ont également du signer leur lettre de démission à usage intemporel! En clair, le jour où le patron veut se délester de l’employé, il sort la lettre de démission et basta, pas d’indemnités à verser pour le patron, zéro indemnités chômage pour l’ex-employé, c’est tout bénefs pour le patron comme pour l’état. 
Plus de deux millions de travailleurs italiens ont dû signer une lettre de démission au moment de leur embauche.

Le quotidien italien la Republicca a dévoilé des chiffres particulièrement interpellants : en Italie, plus de deux millions de travailleurs engagés dans un contrat à durée indéterminée ont dû, au moment de parapher leur contrat, signer aussi une lettre de démission en blanc. Une simple signature sous un document vide et non daté que l’employeur utilisera ensuite à sa guise pour licencier au moment le plus opportun.

Plus de deux millions de travailleurs sont soumis à ce chantage, soit 15% de tous les contrats à durée indéterminée. Cela correspond aussi à 25% du personnel des PME, dans lesquelles ont d’ailleurs lieu la moitié des démissions forcées ainsi extorquées.

Quand la présence du travailleur ne l’arrange plus, l’employeur ou le chef d’équipe sort la lettre du tiroir et la remplit. Le travailleur se retrouve dehors, sans droit au chômage ou autres allocations sociales.

Les femmes sont principalement concernées. On estime à 800 000 le nombre de femmes qui ont été licenciées sous la fausse apparence d’une démission volontaire, en grande partie parce qu’elles étaient enceintes. Les autres motifs sont : la maladie, l’activité syndicale, l’âge et la fin de la période de trois ans pendant laquelle un employeur bénéficie d’une exonération de charge sociale pour l’embauche d’un chômeur. Les difficultés de l’entreprise sont généralement le dernier motif évoqué.

Le phénomène n’est pas neuf. En 2008, une loi du gouvernement Prodi l’avait interdit. Mais Silvio Berlusconi l’avait abrogée à son retour au gouvernement. Le phénomène a alors explosé. Il y a deux semaines, la ministre du travail de l’équipe Monti a promis de l’interdire à nouveau.

Aujourd’hui, en Italie, un travailleur actif sur quatre a déjà été confronté à ce chantage.


Source: rtbf.be

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