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22 déc. 2011

Fukushima: l’échelle de temps nucléaire…

Quarante ans seront nécessaires pour démanteler la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, vient d’estimer le ministre de l’environnement japonais, Goshi Honoso. (?)


Le respect de cette échéance est toutefois suspendu à la conception et au développement prioritaires de robots permettant de savoir ce qu’il en est effectivement de l’état du combustible nucléaire, car il n’existe pas d’engins capables de réaliser ces observations dans des conditions si extrêmes.

Rigoureusement inaccessible et même inobservable, celui-ci est d’après des simulations informatiques supposé reposer sur une semelle de béton, en dessous de la cuve percée du réacteur, dont l’état est lui-même une inconnue.

C’est alors seulement que pourra être étudiée la possibilité et les moyens de recueillir ces trois coriums, un défi inédit étant donné leur intense radioactivité, leur masse et leur très haute température de plusieurs milliers de degrés.

Devant débuter dans dix ans, des opérations d’une durée de vingt ans sont prévues pour cette tranche primordiale du démantèlement. Ce qui revient à dire, sans le reconnaître, qu’il n’est en réalité pas possible d’en évaluer la durée.

Ce n’est d’ailleurs que dans deux ans que le retrait du combustible usé des piscines devrait débuter, prévu pour durer plusieurs années avant d’être totalement achevé.

Cette même période sera mise à profit pour renforcer les systèmes de refroidissement des réacteurs et piscines, qui doivent maintenir ce qui a été faussement dénommé “l’arrêt à froid” des réacteurs, étant donné la présence des coriums, qui ne sont pas prévus dans cette configuration destinée à permettre les opérations de maintenance régulières.

Ces travaux d’enlèvement du combustible nucléaire sont les plus problématiques mais ne doivent pas masquer d’autres difficultés déjà rencontrées par Tepco, l’opérateur privé de la centrale, qui vont s’amplifier.

Il vient en effet de tenter d’obtenir l’autorisation de déverser à la mer des tonnes d’eau, selon lui faiblement contaminées, ne parvenant plus à la stocker faute de capacités suffisantes.


Mais le stockage des débris des réacteurs s’annonce pour plus tard comme un autre enjeu, étant donné son gigantesque volume. Enfin, l’état général des bâtiments des réacteurs, suite aux dégâts causés par les explosions d’hydrogène, va considérablement gêner les futurs travaux.

Aux grandes incertitudes liées à leur exécution vont s’ajouter les dangers qui pourraient en résulter à chaque étape, les bâtiments et installations ayant été très éprouvés et fragilisés, notamment en raison de la répétition de nouveaux séismes.


Le sort de la population évacuée et l’avenir réservé aux zones d’interdiction n’a pas fait l’objet d’informations spécifiques lors de cette annonce gouvernementale.
Auteur : François Leclerc

Source : www.pauljorion.com partagé avec Sos-Planète

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