Selon le communiqué du FSB, Telegram aurait refusé de supprimer des canaux, chats et robots utilisés par les services spéciaux ukrainiens — ainsi que par des organisations qualifiées de terroristes ou extrémistes — pour préparer et coordonner des actes de sabotage, des attentats, des massacres et des cyberfraudes sur le territoire russe. L’enquête met particulièrement en cause un robot de rencontres populaire, « Diver / Leo » (ou Dayvinchik), déjà inscrit au registre des contenus interdits. Moscou affirme que ce bot aurait servi à recruter de jeunes Russes : 46 personnes âgées de 12 à 22 ans auraient été arrêtées depuis juillet 2025 dans seize régions pour agressions contre les forces de l’ordre et actes de sabotage.
29 juil. 2026
Russie : avis de recherche international contre Pavel Durov, patron de Telegram, pour « complicité de terrorisme »
Iran : la nouvelle hystérie après l’humiliation
Ce regain d’attention n’est pas anodin. Entre février et juin, les États-Unis et Israël ont engagé une offensive majeure. Ali Khamenei a été tué dès les premières heures. Le régime iranien a tenu. Un protocole d’accord a été signé à la mi-juin. De nombreux analystes, y compris occidentaux, ont qualifié l’issue de revers stratégique pour Washington et Tel-Aviv : le régime a survécu, le détroit d’Ormuz est resté un levier puissant, et les objectifs initiaux de changement de régime ou de neutralisation totale des capacités iraniennes n’ont pas été atteints.
Attaque ukrainienne en mer Caspienne : une provocation délibérée pour élargir la guerre et entraîner l’Iran
Cette frappe n’est pas un simple incident de guerre. Elle intervient à une distance qui démontre une capacité de projection longue portée, loin du théâtre ukrainien, sur un corridor maritime stratégique reliant la Russie et l’Iran. L’opération apparaît comme une action provocatrice visant à embraser le conflit et à engager directement l’Iran dans une guerre plus large.
Sarah Knafo, figure du néo-nationalisme pro-israélien
Son parcours est classique de la droite radicale contemporaine : réseaux de la Convention de la droite, proximité avec les milieux souverainistes et identitaires, fondation de « Parents vigilants » contre ce qu’elle présente comme un endoctrinement idéologique à l’école, puis construction méthodique de Reconquête aux côtés de Zemmour. Elle se présente volontiers comme « femme de droite sans une once d’extrémisme », gaulliste pragmatique, favorable à des économies budgétaires massives, à une police municipale armée, à la suppression des subventions aux associations d’aide aux sans-papiers et à une immigration « utile » seulement.
26 juil. 2026
Ormuz, le prétexte et la logique de l’escalade
Des navires transitant sous protection américaine ont tenté de franchir le détroit sans se conformer aux procédures imposées par l’Iran. Téhéran a répondu par des tirs de sommation et des frappes sur plusieurs bâtiments. Washington a aussitôt qualifié ces actions de « violation flagrante » du cessez-le-feu et a ordonné des frappes massives : plus de 80 cibles iraniennes touchées en une seule vague — systèmes de défense aérienne, radars côtiers, capacités antinavires, dépôts de drones et embarcations des Gardiens de la Révolution. L’escalade s’est ensuite enchaînée de manière mécanique : ripostes iraniennes contre des bases américaines dans le Golfe, nouvelles frappes américaines, blocages réciproques du trafic maritime.
Franc-maçonnerie et représentation nationale : le cas Mélenchon et la question de l’incompatibilité
Le grand basculement : comment l'antisionisme a changé de camp en vingt ans
Aujourd’hui, les données de la CNCDH et les observations de terrain montrent un renversement frappant. Les accusations d'antisémitisme traditionnelles progressent nettement chez les sympathisants de l’extrême gauche (notamment LFI), tandis qu’ils reculent relativement à l’extrême droite. Pour la première fois, les niveaux d’adhésion à certains classiques se rejoignent entre les deux extrêmes. Dans le même temps, une partie de la droite nationaliste et identitaire est devenue l’un des soutiens les plus bruyants d’Israël. Comment un tel basculement a-t-il pu se produire en seulement deux décennies ?
Mahammad Mehdizade, le Chalghoumi du chiisme : un imam sorti de nulle part au service des intérêts atlantistes
Dans le paysage médiatique français, certaines figures émergent avec une rapidité suspecte. Après Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy devenu l’interlocuteur privilégié des plateaux de droite et des cercles pro-israéliens, voici son pendant chiite : le sheikh Mahammad Mehdizade. Originaire d’Azerbaïdjan, cet homme au turban soigneusement ajusté et à la barbe impeccable multiplie depuis début 2026 les apparitions sur CNews, i24NEWS et Radio J. Son discours est parfaitement calibré : dénonciation hystérique du régime iranien, soutien indéfectible à Israël, attaques contre La France insoumise accusée de « manipuler les musulmans », et rhétorique anti-islamiste empruntée aux éléments de langage de l’extrême droite.Pourtant, personne ne le connaît vraiment. Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France et figure du CFCM, l’a dit sans détour : « Personne dans notre organisation ne le connaît. […] Il est inconnu de tous. On ne sait pas s’il est attaché à une mosquée. » Aucune grande fédération musulmane française ne le revendique. Aucune institution religieuse chiite reconnue en Iran, en Irak ou au Liban ne semble le présenter comme un de ses anciens étudiants. Sa seule trace administrative en France ? Une micro-entreprise de traduction créée le 1er novembre 2024… et fermée le lendemain.








