Jacques Attali estime que, « si on cède à cette demande, on s’apercevra bientôt que les extrémistes chrétiens font, sans le savoir, le jeu d’extrémistes d’autres religions qui voudront aussi un jour, imposer à une société laïque leur sens des mots et des rythmes de vie. » Dès lors, s’interroge l’écrivain, « comment refuser aux uns ce qu’on aurait continué d’accorder aux autres ? »
Poussant sa réflexion, Jacques Attali reconnaît qu’il faudrait aller plus loin « en enlevant de notre société laïque les derniers restes de ses désignations d’origine religieuse ». Selon lui, « les jours fériés ne devraient être que laïcs » et il vise plus particulièrement ceux dont les noms conservent encore une connotation religieuse évidente, comme « Noël » qu’il propose de transformer en « fête des enfants » ou « Pâques » en « fête de la liberté ».
Pas sûr que cette proposition, dans laquelle Jacques Attali voit avant tout « une mesure de salut public », fasse l’unanimité, même chez les plus ardents défenseurs du mariage pour tous…
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