Ces officiers de l’armée israélienne, présentés officiellement comme une « mission humanitaire » après les séismes de juin, ont été accueillis en grande pompe. Delcy Rodríguez les a remerciés, a validé leur plan de « reconstruction » et a prolongé leur présence. Les images sont là : l’héritière autoproclamée de Chávez pose avec des soldats israéliens, alors que le Venezuela avait rompu tout lien diplomatique avec Israël depuis 2009, sous l’impulsion d’Hugo Chávez lui-même.
Ce n’est pas de l’aide. C’est un symbole. Après avoir dénoncé un temps les « undertones sionistes » de l’opération américaine qui a enlevé Maduro, Rodríguez ouvre désormais les portes du pays aux mêmes forces qu’elle accusait. La souveraineté proclamée pendant des décennies s’efface. Caracas s’aligne, se plie, se soumet.
Hugo Chávez avait fait du soutien à la Palestine et du rejet de l’alliance Washington-Tel-Aviv un pilier de sa politique. Delcy Rodríguez, elle, enterre cet héritage pour se maintenir au pouvoir sous la protection de ceux qui ont fait tomber Maduro. La Révolution bolivarienne n’est plus qu’un slogan. Le Venezuela est désormais un terrain où les militaires sionistes circulent librement, avec la bénédiction de celle qui prétend encore parler au nom du peuple.
La trahison est consommée.
La Rédaction du National Emancipé

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